Les premiers Casques bleus canadiens sont arrivés au Mali

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Le déploiement des soldats canadiens pour la nouvelle mission au Mali est commencée ! (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Une dizaine de militaires des Forces armées canadiennes, l’avant-garde de l’avant-garde, viennent d’atterrir aujourd’hui à Bamako, au Mali, pour lancer officiellement le début d’une nouvelle mission dangereuse mais non moins importante pour un retour en force des Casques bleus canadiens sur l’avant-scène mondiale.

Des dizaines d’autres vont arriver dès ce lundi à Gao, dans le nord du pays, pour préparer le terrain. Le contingent appelée équipe d’activation du théâtre doit veiller à ce que la Force opérationnelle aérienne Mali puisse commencer les opérations dès son arrivée en juillet, afin que la mission débute réellement au mois d’août, avec près de 250 soldats, deux hélicoptères Chinook et quatre hélicoptères Griffon armés qui seront déployés pour accomplir l’important rôle que jouera le Canada dans cette mission des Nations Unies.

En tout ce sont quelques 12 000 soldats de 57 pays qui prennent part à la mission malienne de l’ONU.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), lancée en 2013 a pour but de stabiliser la situation politique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest qui ne se remet pas de l’occupation d’une bonne partie du pays par des djihadistes et d’assurer une certaine sécurité.

Les militaires canadiens, dont le déploiement a été annoncé en mars, auront pour tâche d’évacuer des blessés en zone avancée par la voie des airs et à offrir un appui aérien.

Avec un environnement complexe et dangereux qui les attend, les membres de la force opérationnelle aérienne se sont durement entraînés à Wainwright pour être au top de leurs performances.

Cette mission onusienne au Mali est considérée par l’ONU elle-même comme la plus dangereuse au monde. Plus de 170 casques bleus y sont décédés depuis 2013 et uniquement ce printemps, 44 attaques ont été lancées par des insurgés, blessant et tuant des civils, des soldats maliens et du personnel onusien.

De plus, les soldats canadiens, dont le mandat est d’un an renouvelable, sont déployés alors que le Mali se dirige vers l’élection présidentielle du 29 juillet.

Le colonel Chris McKenna, commandant de la force opérationnelle aérienne Mali avait indiqué en mai lors d’une entrevue avec 45eNord.ca que le Mali est «un environnement difficile et complexe. Notre premier ennemi c’est que c’est difficile de faire de la maintenance avec un environnement poussiéreux et deuxièmement il y a un ennemi, des terroristes et des criminels et on a une mission d’évacuation dans cet environnement… mais on est confiant».

À noter que le nom de l’opération n’a pas encore été dévoilée officiellement, mais le sera en milieu de semaine lors d’un briefing technique des Forces armées canadiennes. 45eNord.ca peut d’ores et déjà vous révéler que comme dans le cas de l’Opération REASSURANCE en Europe de l’est, la tradition voulant que la première lettre de l’opération soit la même que celle du pays ne sera pas respectée. Le nom doit refléter la future présence militaire canadienne dans la région.

Après plusieurs hésitations, qui auront coûté au Canada la place de leader de la mission onusienne, c’est donc enfin un départ pour un nouveau chapitre dans l’histoire militaire canadienne.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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