Le Canada très préoccupé par la situation dans le sud-ouest de la Syrie

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Une famille syrienne fuit à tracteur les combats à Deraa, le 21 juin 2018. (AFP/Archives/Mohamad ABAZEED)

Le Canada est très préoccupé par la situation dans le sud-ouest de la Syrie et Affaires mondiales Canada a fait aune déclaration concernant la situation actuelle dans le sud-ouest de la Syrie.

« Le Canada est vivement préoccupé par l’offensive du régime syrien dans le sud-ouest de la Syrie et condamne sans réserve les attaques dirigées contre des civils, y compris les frappes aériennes ciblant des hôpitaux.

«Les actions du régime et celles de son allié — la Russie — ont des conséquences catastrophiques pour les civils, notamment le déplacement de dizaines de milliers de personnes.

«Le Canada exhorte le régime syrien à mettre fin immédiatement à la violence et à permettre un accès rapide et sans entrave aux secours humanitaires. Le Canada demande instamment à toutes les parties au conflit de respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire. Le Canada demande également à la Russie de respecter les engagements qu’elle a pris pour aider à maintenir une zone de désescalade dans la région.

«Le Canada poursuit ses efforts en vue d’amener les responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Syrie à répondre de leurs actes.

« Nous continuerons également à fournir une aide humanitaire aux personnes les plus vulnérables en Syrie. »

Syrie: les civils sont «des pions» pour le pouvoir comme pour l’EI

Dans le sud de la Syrie, où l’armée syrienne et la Russie mènent depuis dix jours l’assaut, les civils sont des « pions » pour l’armée comme pour l’EI, a déploré pour sa part vendredi le responsable des droits de l’Homme de l’ONU.

Des dizaines de raids aériens imputés à la Russie ont déjà forcé plus de 66.000 civils à fuir la province de Deraa pour tenter de trouver refuge dans une zone plus calme, selon l’ONU, tandis que les autres se terrent dans les caves.

Mais ceux qui fuient se voient exiger de l’argent aux postes de contrôle de l’armée syrienne, tandis qu’à ceux tenus par les rebelles du groupe Etat islamique (EI) on les empêche tout simplement parfois de sortir, a expliqué le Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l’Homme, Zeid Ra’ad, dans un communiqué publié à Genève.

« Il y a un grand risque qu’avec l’intensification des combats, beaucoup de civils se retrouvent piégés » entre les jihadistes et les rebelles d’un côté et l’armée de l’autre, a-t-il ajouté

Il a dit avoir des informations selon lesquels « les civils, ces derniers jours, ont dû payer pour traverser les zones tenues par l’armée dans le sud-est et l’ouest de Deraa et dans la région As Suwayda ».

« Et il y a aussi des informations selon lesquelles, dans les zones du Bassin de Yarmuk, ce sont les combattants de l’EI qui refusent de laisser partir les civils des zones qu’ils contrôlent », a-t-il ajouté.

Manifestement, « les civils en Syrie continuent à être utilisés comme des pions de tous les côtés ».

Il a rappelé que le droit international prévoit que toutes les armées « doivent faire de leur mieux pour protéger les civils » et « aider ceux qui veulent s’enfuir ».

Le communiqué souligne avoir également la preuve d’au moins 46 civils tués depuis le début de cette offensive le 19 juin. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme fait état, lui, de 96 tués.

Après la Ghouta orientale, c’est maintenant « une autre zone de désescalade (prévues par l’accord de l’an dernier) qui risque de voir des tueries massives de civils », a encore accusé M. Zeit. « Cette folie doit cesser ».

*Avec AFP

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