Vétérans: l’ombudsman laisse entrevoir pour bientôt un processus de transition intégré pour tous

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Guy Parent, l’ombudsman des vétérans du Canada, était à Saint-Jean-sur-Richelieu lundi et mardi mardi 18 et 19 juin afin de rencontrer des membres des Forces armées canadiennes et de la GRC, des vétérans et leur famille, des organismes d’anciens combattants, et des dirigeants municipaux. (45eNord.ca)

Guy Parent, l’ombudsman des vétérans du Canada, qui était à Saint-Jean-sur-Richelieu, où il n’était pas venu depuis sept ans, lundi et mardi mardi 18 et 19 juin afin de rencontrer des membres des Forces armées canadiennes et de la GRC, des vétérans et leur famille, des organismes d’anciens combattants, et des dirigeants municipaux, a laissé entrevoir pour bientôt un processus de transition à la vie civile intégré pour tous les militaires, blessés ou non.

On n’a bien sûr pas pu éviter à Saint-Jean de discuter du rapport du Sous-comité sénatorial des anciens combattants publié la semaine qui a précédé la rencontre à Saint-Jean-sur-Richelieu et qui dénonce la lenteur et la complexité du système de transition à la vie civile, «affligeant indûment des milliers d’hommes et de femmes dont la carrière militaire se termine après avoir fait des sacrifices inimaginables pour défendre le Canada».

Comment se fait-il que cette question qui traîne depuis des années ne soit pas réglée ?, lui a demandé 45eNord.ca.

«La complication vient d’une hésitation à intégrer les deux ministères a explique Guy Parent de pouvoir travailler ensemble pour amener un processus de transition qui soit complètement intégré. On a toujours tendance à garder chaque côté de chaque ministère.», ne craint pas d’affirmer l’ombudsman qui a fait de cette question un des ses chevaux de bataille depuis des années.

Guy Parent reste toutefois optimiste: «Ce qui est positif est que notre ministre des Anciens combattants (Seamus O’Regan) soit aussi ministre associé de la Défense. On voit un effort de la part du gouvernement d’essayer d’amalgamer la gouvernance des processus, des procédures.»

«On va de l’avant de ce côté là», poursuit l’ombudsman. Alors que le modèle de transition a été, pour ainsi dire, conçu pour les militaires blessés, on devrait en outre avoir enfin un modèle qui s’adresse aussi à ceux qui, même s’il ne sont pas blessés, ont une transition psychosociale et culturelle très difficile à faire. aux «On a annoncé tout récemment on reformera le groupe de transition dans les Forces canadiennes et qu’éventuellement on planifiera d’avoir un modèle de transition qui va débuter à Borden et qui va amener un processus intégré de transition pour tous les militaires, pas seulement pour les militaires blessés.»

Une réforme d’autant plus importante que, contrairement à leurs aînés, qui souvent ne prenaient leur retraite qu’à la fin de leur vie active après 35 ans dans les Forces armées, les jeunes militaires de plus en plus quittent les rangs de l’armée après 20 ans, parfois moins, et sont en quête d’une nouvelle carrière. Pour eux, bien au fait de ce la société pourrait avoir à leur offrir, la lourdeur bureaucratique est de plus en plus inacceptable.

La rencontre à Saint-Jean-sur Richelieu

Le premier jour, a eu lieu rencontre privée avec des intervenants durant laquelle l’ombudsman des vétérans a discuté d’enjeux qui affectent les vétérans avec un nombre d’organisations locales. Et le lendemain une assemblée publique a permis à l’ombudsman d’écouter les préoccupations des vétérans et les membres de leur famille.

Outre examiner et régler les plaintes des vétérans/anciens combattants du Canada et de leurs représentants et faciliter l’accès des vétérans/anciens combattants aux programmes et services, grâce à de l’information et à de l’orientation, la mission de l’ombudsman est aussi de cerner et d’examiner les questions liées aux programmes et aux services fournis ou administrés par le Ministère des Anciens combattants, ou par des tiers au nom de ce dernier, qui ont une incidence négative sur les vétérans/anciens combattants du Canada.

C’est ainsi que l’ombudsman mène une campagne de réseautage où durant l’année il voyage dans diverses localités, aussi pour recevoir de l’information locale, «car il y a souvent des inconsistances qui sont dues à différentes provinces, différentes communautés, et pour nous il est importante de s’assurer qu’un vétéran qui va prendre sa retraite, que ce soit à Saint-Jean, Québec, Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, Saint-Jean, Terre-Neuve, reçoive la même qualité de services et prestations. Donc, c’est important pour nous et c’est pourquoi on fait nos campagnes de réseautage et c’est ce qui nous amène ici à Saint-Jean.», a expliqué Guy Parent lors d’une entrevue à 45eNord.ca.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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