Le vice-amiral Norman retiré de manière permanente du poste de vice-chef d’état-major de la Défense

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Le général Vance a ordonné la destitution permanente du vice-amiral Norman de son poste de vice-chef d’état-major de la Défense. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Le général Jonathan Vance a ordonné que son numéro 2, le vice-amiral Mark Norman, faisant l’objet de poursuites pour abus de confiance, soit destitué de façon permanente de son poste de vice-chef d’état-major de la Défense.

Dix-huit mois après que le chef d’état-major de la Défense ait déjà poussé le vice-amiral Norman à quitter temporairement ses fonctions de numéro 2 des Forces armées canadiennes, c’est donc un nouveau coup dur pour celui que beaucoup appréciaient pour son franc-parler et sa rigueur.

Dans un courriel envoyé à 45eNord.ca les Forces armées canadiennes expliquent que «le commandement et le contrôle, ainsi que le leadership, sont essentiels à mesure que les Forces armées canadiennes continuent de déployer leurs opérations et de mettre en œuvre la politique de défense».

Cependant, et même si le CEMD est «reconnaissant envers ceux qui ont pris la relève pour combler le vide […] les Forces armées canadiennes ont besoin d’un VCEMD à plein temps», alors que l’institution doit faire face à la mise en oeuvre de nouvelles politiques et de nouveaux déploiements.

Le lieutenant-général Paul Wynnyk, qui avait pris le poste de manière temporaire en mars sera donc définitivement vice-chef d’état-major de la Défense après avoir remis le commandement de l’Armée canadienne au lieutenant-général Jean-Marc Lanthier le 16 juillet prochain.

En attendant, le vice-amiral Mark Norman est affecté à un poste surnuméraire au bureau du général Vance et continuera donc d’être membre des FAC.

Les Forces indiquent encore dans la déclaration envoyée par courriel que la carrière du vice-amiral sera abordée après la conclusion de ses affaires juridiques».

Mark Norman a été officiellement accusé par la Gendarmerie royale du Canada le 9 mars et aucune des allégations n’a encore été étudiée par un tribunal. S’il est reconnu coupable, le vice-amiral risque une peine maximale de cinq ans de prison.

Et pendant que le vice-amiral est destitué et doit faire face à la justice, le navire ravitailleur pour lequel il s’est battu prend la mer et participera cet été à l’exercice biennal RIMPAC.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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