Des jihadistes affiliés à l’EI acculés dans leur dernier carré du sud syrien

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De violents combats opposent mardi les forces du régime à des jihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) retranchés dans leur dernier carré de la province méridionale de Deraa, selon les médias étatiques et une ONG.

Le régime, appuyé par son allié russe, poursuit depuis la mi-juin une offensive dans les provinces voisines de Deraa et Qouneitra, dans le sud syrien.

Dans la région de Qouneitra, le pouvoir de Bachar al-Assad contrôle désormais tous les secteurs jouxtant la ligne de démarcation sur le plateau du Golan, en majeure partie occupé par Israël, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Mais près de cent jihadistes de l’Armée Khaled Ben al-Walid, faction ayant prêté allégeance à l’EI, sont toujours encerclés dans une poche du sud-ouest de Deraa, d’après l’OSDH.

Ce secteur a été la cible de raids aériens du régime et de son allié russe, a rapporté l’Observatoire.

« Des unités de l’armée mènent de violents combats dans les dernières poches du groupe terroriste EI », dans un village de ce secteur, a précisé la télévision d’Etat syrienne.

Ces violences interviennent après l’échec de négociations dévoilées plus tôt par l’OSDH.

Les jihadistes réclamaient d’être évacués vers leur fief dans le désert central de la Badiya, en échange de la libération d’une trentaine de femmes et d’enfants enlevés la semaine dernière dans la province de Soueida (sud).

Kidnappés à la faveur d’attaques coordonnées de l’EI qui ont fait plus de 250 morts dans la région de Soueida, les otages ont été emmenés dans une région désertique de la Badiya, aux limites nord-est de la province de Soueida, d’après l’OSDH.

Ce ne serait pas la première fois que le régime et l’EI négocient une sortie de crise. En mai, le pouvoir syrien avait accepté l’évacuation de plus d’un millier de jihadistes du sud de Damas.

Les forces gouvernementales ont pu reconquérir la quasi-totalité des provinces de Deraa et de Qouneitra après des bombardements meurtriers et des accords de capitulation imposés aux rebelles.

Ces accords prévoient le retour des institutions étatiques, mais aussi l’évacuation vers d’autres territoires rebelles des insurgés qui refusent de vivre dans les secteurs gouvernementaux.

De telles évacuations ont eu lieu mardi dans la localité de Jubata al-Khachab, près de la ligne de démarcation sur le Golan et désormais sous la coupe du régime, selon l’agence officielle Sana.

Avec la conquête de ce village, le régime contrôle tous les secteurs attenant à la ligne de démarcation, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Déclenché en 2011 le conflit en Syrie a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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