Washington débloque une aide militaire à l’Égypte après l’avoir gelée

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Le vice-président américain Mike Pence rencontre le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au palais présidentiel au Caire le 20 janvier 2018.
(Archives/Khaked Desouki/Pool/AFP)

L’administration américaine de Donald Trump a décidé de débloquer une aide militaire de 195 millions de dollars à l’Egypte, gelée jusque-là en raison d’atteintes aux droits de l’Homme.

« En reconnaissant les mesures prises par l’Egypte au cours de cette dernière année en réponse à des inquiétudes précises des Etats-Unis, et conformément à nos efforts pour renforcer encore davantage ce partenariat, l’administration a décidé de permettre à l’Egypte d’utiliser les 195 millions de dollars » qui restent pour l’exercice budgétaire qui allait d’octobre 2016 à septembre 2017, a déclaré jeudi à l’AFP une responsable du département d’Etat américain.

« Les Etats-Unis restent déterminés à renforcer leur relation stratégique avec l’Egypte », a-t-elle ajouté, évoquant notamment des « objectifs communs en matière de sécurité et de contreterrorisme ».

L’aide militaire américaine à l’Egypte avait été en partie suspendue en 2013 par l’administration démocrate de Barack Obama, en réaction à la répression contre les partisans de l’ex-président Mohamed Morsi, avant d’être rétablie en mars 2015 avec une enveloppe de 1,3 milliard de dollars par an.

En août 2017, l’administration républicaine de Donald Trump avait toutefois validé le gel de 195 millions de dollars en l’attente de « progrès sur la démocratie », évoquant notamment des inquiétudes après l’adoption d’une loi controversée sur les organisations non gouvernementales.

Le Caire avait vivement réagi après cette décision américaine et le président Trump avait rapidement envisagé de rétablir toute l’aide.

« Il reste des zones d’inquiétude et nous continuerons à dire clairement qu’il faut des progrès », a expliqué jeudi le département d’Etat, évoquant à nouveau la loi sur les ONG.

Les organisations internationales de défense des droits de l’Homme dénoncent régulièrement de graves violations de la part du pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi.

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