La Force opérationnelle aérienne Roumanie se déploie

0
(Archives/Matelot 1 Alex Roy/3e escadre Bagotville)

Le premier départ de membres des Forces armées canadiennes qui vont participer aux activités renforcées de police aérienne de l’OTAN de septembre à décembre 2018, en Roumanie, a eu lieu aujourd’hui, à la base de Bagotville.

Ce sont près de 135 militaires et cinq CF‑18 Hornets qui seront déployés au cours des prochains jours à Constanta, en Roumanie, dans le cadre de l’Opération REASSURANCE, la contribution canadienne aux mesures d’assurance et de dissuasion de l’OTAN.

Les activités renforcées de police aérienne de l’OTAN font partie des mesures d’assurance et de dissuasion depuis 2014. Ces mesures témoignent de la résolution collective des alliés, de la nature défensive de l’OTAN et de l’engagement pris face à toute menace d’agression potentielle contre les alliés de l’OTAN.

La Force opérationnelle aérienne Roumanie est composée principalement de personnel du 425e Escadron d’appui tactique, appuyés notamment par des membres de la 2e escadre expéditionnaire de la Force aérienne et la 3e Escadre Bagotville.

Ce déploiement est le troisième du genre en Roumanie, après un premier d’avril à août 2014 la base aérienne 71 de la force aérienne roumaine, à Câmpia Turzii, puis de septembre à décembre 2017 pour le Bloc 45 des activités renforcées de police aérienne de l’OTAN.

Les aviateurs s’étaient aussi déployés en Lituanie pour le Bloc 36 des activités de police aérienne de l’OTAN dans les pays baltes de septembre à décembre 2014 et en Islande de mai à juin 2017.

En interview pour 45eNord.ca, le lieutenant-colonel Timothy Woods, commandant de la Force opérationnelle aérienne Roumanie, a expliqué que cette mission est une part de l’engagement canadien au sein de l’OTAN, mais que au-delà de l’aspect obligation entre pays alliés, « en travaillant ensemble, cela nous permet de travailler avec d’autres pays. Je vais peux peut-être aller dans un autre combat quelque part et  voler avec des gars avec qui j’ai travaillé durant cette mission de police aérienne. Nous apprenons d’eux et ils apprennent de nous ».

Le lieutenant-colonel explique que l’un des défis les plus difficiles est la logistique. « Il faut veiller à ce que nous ayons la bonne pièce, le bon carburant… tout ce qu’il faut qui permet aux opérations aériennes de fonctionner… les bons convertisseurs, l’électricité même est différente ici, les systèmes de communications et la connectivité… »

« Ce n’est pas comme aller dans un théâtre dans une zone de guerre. Ici, c’est comme à la maison. Les Roumains sont super sympas, ils sont très fiers et vraiment facile à travailler avec ».

Dès que les militaires et les avions seront en place, les équipes seront en alerte 24h/24. « Mais nous ferons aussi des engagements locaux d’entraînement. Nous volerons avec les Roumains pour pratiquer différents types de missions, et nous volerons aussi avec les pays voisins ».

« En tant que commandant d’un escadron de combat j’aime ça, parce que c’est notre travail. C’est de notre devoir de nous rendre dans des lieux différents et de trouver un moyen de travailler », de conclure le lieutenant-colonel.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

Les commentaires sont fermés.