La Journée du Ruban noir en souvenir des victimes du nazisme et du communisme

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Signature du pacte par Molotov en présence de Ribbentrop, Staline, et le général Boris Michailowitsch Schaposchnikow (Archives)

C’est aujourd’hui, 23 août, le Jour du Ruban noir, la journée commémorative nationale des victimes du communisme et du nazisme en Europe.

Aussi connue sous le nom de Journée européenne du souvenir, cette journée que le Parlement européen a proclamée en 2009 pour conserver le souvenir des victimes de tous les régimes totalitaires et autoritaires est aussi célébrée, ici, au Canada, où, la même année, la Chambre des communes du Canada a adopté à l’unanimité une résolution désignant le 23 août journée nationale de commémoration des victimes du communisme et du nazisme.

La date du 23 août a été choisie pour coïncider avec celle du pacte germano-soviétique du 23 août 1939 (aussi appelé pacte Molotov-Ribbentrop), qui fixait un accord de non-agression et une répartition des territoires de l’Europe orientale entre l’Union soviétique et le Troisième Reich.

Le traité proclamait un renoncement au conflit entre les deux pays et comportait également plusieurs protocoles restés longtemps secrets. Notamment, par ce traité la Gestapo allemande s’engageait à livrer ses homologues russes du NKVD les réfugiés russes présents sur le territoire allemand et réclamés par l’URSS, en échange de quoi l’URSS livrait à l’Allemagne de nombreux réfugiés antifascistes allemands et autrichiens réfugiés en Union soviétique.

Déclaration du premier ministre À l’occasion de la journée du Ruban noir Ottawa, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a fait une déclaration que nous reproduisons ici intégralement.

«En ce jour, en 1939, quelques jours à peine avant le début de la Deuxième Guerre mondiale, l’Allemagne nazie et l’Union soviétique de Staline ont signé le tristement célèbre Pacte Molotov-Ribbentrop. Ce pacte a privé les pays de l’Europe de l’Est et de l’Europe centrale de leurs droits et a mené à la destruction des communautés à travers le continent, dont des communautés juives et roms.

«Ces régimes corrompus se sont servis du pacte pour envahir et saisir le contrôle de l’Europe et de ses habitants. Lors des événements qui ont suivi, des millions de personnes ont été assassinées et privées de leurs droits fondamentaux, provoquant d’immenses souffrances.

«Aujourd’hui, je me joins aux Canadiens et à nos partenaires internationaux pour rendre hommage aux victimes du communisme et du nazisme en Europe. Nous sommes solidaires des survivants et de leurs descendants, qui composent encore avec les traumatismes engendrés par ces régimes cruels.

«Parmi ceux qui ont fui les régimes soviétique et nazi, nombreux sont ceux qui ont trouvé un foyer accueillant au Canada où ils ont rebâti leur vie. Ces réfugiés et leurs descendants ont apporté des contributions remarquables à notre pays, aidant à façonner notre identité canadienne et à bâtir le Canada fort, diversifié et prospère que nous connaissons aujourd’hui. Leurs histoires nous rappellent notre responsabilité commune de protéger les droits de la personne, la liberté et la démocratie. Ensemble, nous devons veiller à ce que de telles atrocités ne se produisent plus jamais.

«Au nom du gouvernement du Canada, Sophie et moi offrons nos plus sincères condoléances à ceux qui ont souffert et ont perdu des proches en raison des régimes communiste et nazi. En gardant leurs histoires à l’esprit, nous continuerons de promouvoir et de protéger les droits de la personne, la liberté et la démocratie.»

Et la ministre des Affaires étrangères canadiennes, Chrystia Freeland, a également ajouté sa voix à celle du chef du gouvernbement canadien à cette occasion.

La ministre des Affaires étrangères, l’honorable Chrystia Freeland, a fait aujourd’hui la déclaration suivante :

«Aujourd’hui, nous nous souvenons des milliers de personnes dans le monde dont la vie a été brutalement emportée par des actes de terrorisme insensés. Nous leur rendons hommage en réaffirmant notre appui aux efforts déployés par les Nations Unies pour faire face à la menace mondiale posée par le terrorisme, ainsi que pour promouvoir la paix et la sécurité, de concert avec nos partenaires bilatéraux et internationaux.

«Toute vie perdue aux mains du terrorisme renforce notre détermination à prévenir la propagation de la violence et à œuvrer plus résolument pour résoudre les conflits dans le monde.

«Tandis que nous travaillons à débarrasser le monde de cette grave menace à la paix et à la sécurité internationales, nous sommes toujours conscients que le terrorisme n’est pas propre à une religion, à une nationalité, à une culture ou à un groupe ethnique précis. Ceux qui cherchent à terroriser ont en commun un manque de respect pour leurs semblables et un mépris total pour la vie humaine.

«En cette toute première Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme, nous sommes solidaires de tous ceux dont la vie a été changée à jamais par des actes de terreur, et nous rendons hommage à ceux qui ont perdu la vie à cause de cette violence.»

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