Le ministre iranien de la Défense à Damas pour parler coopération

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Le ministre iranien de la Défense Amir Hatami, en Syrie pour une visite officielle à la tête d’une importante délégation militaire de haut niveau. (Irna)

Le ministre iranien de la Défense Amir Hatami a rencontré dimanche son homologue syrien à Damas, les responsables saluant l’étroite coopération des deux pays et discutant reconstruction dans un pays ravagé par une guerre meurtrière, ont rapporté des médias étatiques.
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Mise à jour 27/08/2018, 10h02

Le ministre iranien de la Défense, en visite en Syrie, a signé un accord de coopération militaire et pour la reconstruction, qui aborde le rôle de l’Iran dans ce pays à l’issue de la guerre, a annoncé lundi un média iranien.

« La Syrie sort progressivement d’une période de crise pour entrer dans une phase de reconstruction », a dit Amir Hatami, cité par l’agence Tasnim, après la signature du texte avec son homologue syrien Abdallah Ayoub.

L’accord traite de la poursuite de la « présence et de l’implication » iranienne en Syrie, a-t-il ajouté.

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L’Iran intervient militairement au côté du pouvoir de Bachar al-Assad dans le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 et qui oppose les autorités de Damas à des groupes rebelles et jihadistes.

Grâce à l’appui de Téhéran et au soutien de Moscou, autre allié indéfectible, le pouvoir d’Assad a multiplié les victoires jusqu’à reconquérir près des deux-tiers du pays. Le président syrien a récemment estimé que la reconstruction était la « première priorité ».

« La Syrie est à un tournant très important. Elle traverse une phase critique et entre dans l’étape très importante de la reconstruction », a estimé dimanche le ministre iranien, cité par la télévision d’Etat iranienne Irib.

Le ministre, qui doit rencontrer le président Assad au cours de cette visite officielle de deux jours, a souligné que Téhéran aurait « une présence, une participation » dans ce processus de reconstruction.

La guerre qui ravage la Syrie a fait plus de 350.000 morts, mais a aussi entraîné des destructions estimées par l’ONU à près de 400 milliards de dollars (345 milliards d’euros), selon la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO).

De son côté, le ministre syrien de la Défense Abdallah Ayoub, a souligné le caractère « exemplaire » des relations syro-iranienne, réitérant la détermination du pouvoir à reconquérir la province d’Idleb, ultime grand bastion insurgé dans le nord-ouest du pays.

« Idleb va revenir sous la houlette de la nation et tout le territoire syrien sera débarrassé du terrorisme », a-t-il lancé, cité par l’agence de presse d’Etat syrienne Sana.

Washington, qui soutien en Syrie des combattants kurdes, a critiqué à plusieurs reprises l’engagement de Téhéran, mais aussi du mouvement libanais Hezbollah, aux côtés du régime.

Samedi, un diplomate américain en visite dans les territoires kurdes avait dénoncé la présence des forces iraniennes en Syrie.

« Nous restons concentrés sur le retrait des forces iraniennes mais aussi de leurs alliés », a dit le diplomate américain William Roebuck, qui doit visiter dans les prochains jours des territoires kurdes dans l’est syrien, près du fleuve Euphrate.

« Les Américains cherchent ce qui peut les faire rester à l’est de l’Euphrate, pour consolider leur présence dans la région », a critiqué dimanche le ministre iranien, cité par Sana.

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