L’ex-militaire espion Jeffrey Delisle a obtenu sa libération conditionnelle de jour

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L’ex sous-lieutenant Jeffrey Paul Delisle coupable d’espionnage.

L’ancien militaire canadien Jeffrey Paul Delisle, reconnu coupable d’espionnage pour le compte de la Russie il y a cinq ans, a obtenu sa libération conditionnelle de jour cette semaine au Nouveau-Brunswick.

À son audience de libération conditionnelle, il a affirmé avoir négligé de camoufler les preuves de ses gestes dans l’espoir d’être éventuellement arrêté.

Arrêté en 2012, cet ex-officier des Forces armées canadiennes, radié depuis, qui a vendu des secrets à la Russie durant plusieurs années, qui avait reconnu sa culpabilité à des accusations de transmission d’informations à une entité étrangère avait finalement condamné à 18 ans et cinq mois de prison, en février 2013.

Il avait divulgué un véritable trésor d’informations secrètes à des agents russes sur une échelle comparable à la remise à WikiLeaks de rapports militaires et diplomatiques des États-Unis par le soldat américain Bradley Manning.

Jeffrey Paul Delisle a travaillé pour le chef du renseignement de la défense et pour l’état-major interarmées stratégique, qui supervise la quasi-totalité des plans et opérations militaires au Canada et à l’étranger.

À Halifax, il faisait parti de l’unité Trinity qui suit le déplacement des bateaux qui entrent et sortent des eaux canadiennes. L’unité traite aussi des informations provenant d’autres pays de l’OTAN.

Delisle a toujours prétendu que c’était le désir de commettre un «suicide professionnel» qui l’avait poussé à entrer sans invitation à l’ambassade russe à Ottawa en 2007 pour offrir ses services.

Il a expliqué son comportement aux commissaires par des «troubles émotionnels, son égoïsme et son arrogance», ajoutant avoir toutefois essayé de laisser des «traces évidentes» de sa trahison dans «l’espoir d’être arrêté». L’ex-militaire devenu espion a aussi exprimé des remords pour ses actions et reconnaît avoir mis en péril la sécurité de certaines personnes.

Les commissaires, pour leur part, expliquent leur décision d’accorder à Delisle cette libération partielle en évoquant sa détermination à respecter son plan de réinsertion sociale, ses nouvelles habitudes de vie saines sa «prise de responsabilité» pour ses gestes.

Aujourd’hui âgé de 47 ans, il sera donc admis dans une maison de transition en septembre et pourrait être libéré complètement dans moins d’un an, car il sera admissible à une libération conditionnelle totale en mars 2019.

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