L’Ukraine a commémoré la bataille la plus meurtrière de son conflit avec les séparatistes

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Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées le 29 août 2018 à Kiev pour commémorer les soldats ukrainiens tués en 2014 à Ilovaïsk(Twitter/@Hromadske)

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mercredi à Kiev pour commémorer les soldats ukrainiens tués en 2014 à Ilovaïsk, théâtre à ce jour de la bataille la plus meurtrière du conflit avec les séparatistes prorusses dans l’est du pays.

Selon les chiffres officiels fournis par les autorités ukrainiennes, 366 soldats ont été tués, plus de 450 blessés, 300 faits prisonniers par les séparatistes et 84 portés disparus après avoir été encerclés dans cette ville de l’Est servant de carrefour ferroviaire.

Selon Kiev, les rebelles avaient été épaulés lors de cette bataille de plus de trois semaines, d’août à septembre 2014, par des troupes régulières et de l’équipement russes, ce que Moscou a toujours démenti.

Mercredi, des centaines de croix blanches ont été installées devant l’ambassade russe à Kiev, chacune affichant le portrait d’un soldat tué. Les manifestants brandissaient des pancartes « Poutine, tu as tué nos fils » et « Poutine est un tueur ».

« Chaque vie interrompue est un crime de l’agresseur russe, pour lequel il sera sans aucun doute puni », a déclaré sur Facebook le président ukrainien Petro Porochenko.

Les forces ukrainiennes avaient mené des affrontements pendant des semaines avec les rebelles autour d’Ilovaïsk avant de se retrouver prises au piège dans la ville.

Selon Kiev, la majeure partie de ces soldats avaient été tués après l’annonce d’un accord entre les belligérants pour permettre l’évacuation de troupes ukrainiennes, qui n’a finalement pas été respecté.

De nombreuses voix en Ukraine ont également pointé du doigt des erreurs de commandement au sein de l’armée ukrainienne lors de cette bataille.

La défaite d’Ilovaïsk, avait poussé M. Porochenko à signer quelques jours plus tard une première série d’accords de paix à Minsk, suivis en février 2015 par de nouveaux accords, permettant réduire considérablement les affrontements, même si des flambées de violences éclatent périodiquement dans ce conflit qui a fait plus de 10.000 morts.

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