Ukraine: des chances pour une mission de l’ONU, selon un ministre allemand

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Le major Chris Hartwick (à droite), de la Force opérationnelle interarmées – Ukraine, écoute les officiers des forces armées ukrainiennes donner des renseignements à leurs troupes avant l’exécution d’un scénario d’entraînement au tir réel au Centre international de sécurité et de maintien de la paix à Starychi (Ukraine), le 22 juin 2017. (Archives/Force opérationnelle interarmées – Ukraine/DND/MDN Canada)

Le chef de la diplomatie allemande s’est déclaré « relativement optimiste » concernant une mission de Casques bleus dans l’est de l’Ukraine avant une rencontre samedi entre la chancelière Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine.

« Nous voulons conférer une nouvelle dynamique au processus de Minsk », a déclaré le social-démocrate Heiko Maas dans un entretien à l’édition dominicale du journal Die Welt.

Dans cette optique, il s’est déclaré « relativement optimiste sur les chances d’une mission des Nations Unies », même si les conceptions sur sa forme et sa mise en oeuvre restent divergentes.

L’Allemagne et la France sont les parrains du processus de paix en Ukraine scellé dans les accords de Minsk II de février 2015, qui n’ont toutefois jamais été appliqués. La Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes de l’Est ukrainien, ce qu’elle nie.

Les partis négocient de longue date sur un éventuel déploiement de Casques bleus onusiens dans cette zone, mais jusqu’ici, le mandat très limité de cette mission proposé par Moscou est rejeté par les Ukrainiens et les Occidentaux pour lesquels il ne ferait que renforcer la division du pays.

L’objectif reste de stabiliser l’Ukraine et d’imposer un cessez le feu, a rappelé M. Maas. « Si les accords de Minsk finissent par être appliqués, alors nous pourrons négocier une fin des sanctions »contre la Russie, a-t-il souligné, « mais pas avant ».

L’Ukraine sera au menu d’une rencontre de travail prévue samedi soir à Berlin entre Angela Merkel et Vladimir Poutine.

La chancelière a déjà dit s’attendre à des discussions compliquées sur le dossier ukrainien, ainsi que sur la Syrie. Si Berlin joue un rôle secondaire dans la coalition engagée en Syrie contre le groupe Etat islamique, elle a des relations étroites avec des acteurs dans la région, comme la Turquie ou les Kurdes d’Irak. Elle accueille aussi des centaines de milliers de réfugiés Syriens.

Les deux dirigeants doivent se retrouver vers 16H00 GMT (18H00 locales) dans le château de Meseberg, une résidence du gouvernement allemand située à 70 km au nord de Berlin, en pleine campagne.

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