75e du 430e Escadron tactique d’hélicoptères: défilé militaire et aérien à Québec (PHOTOS/VIDÉO)

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Le vendredi 14 septembre 2018, le 430e Escadron tactique d’hélicoptères (430 ETAH), dans le cadre de son 75e anniversaire, a défilé dans les rues de Québec afin d’exercer son droit de cité.

Les 70 militaires du 430 ETAH, accompagnés de la Musique du Royal 22e Régiment, sont partis du Cercle de la garnison près de la côte de la Citadelle à 10h00 pour se diriger vers l’hôtel de ville de Québec en empruntant successivement les rues Saint-Louis du Fort et de Buade.

Les militaires portaient pour l’occasion des armes sans munition avec baïonnette au canon.

Ils ont été reçu à l’hôtel de ville à 10h30 pour la cérémonie du droit de cité qui était présidée par le maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume.

Un défilé aérien de trois hélicoptères CH-146 Griffon du 430 ETAH a survolé l’hôtel de ville de Québec pendant la cérémonie. La formation, ne volant pas à moins de 500 pieds au-dessus du sol, est ensuite et retourné à la base de Valcartier.


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Le droit de cité est une pratique qui tire son origine de l’époque médiévale alors que la plupart des villes étaient entourées de fortifications. Quand une armée approchait d’une ville, ses habitants s’assuraient alors de ses «bonnes intentions» avant de laisser ses soldats circuler librement dans les rues de la ville.

Aujourd’hui, le droit de cité est, plus simplement, un honneur accordée à une unité en reconnaissance de ses réalisations. La ville lui donne alors le droit de défiler dans ses rues une fois l’an «baïonnettes aux canons, étendards flottants et tambours battant.»

Dans le cas du 430e Escadron tactique d’hélicoptère, c’est un célèbre prédécesseur du maire actuel, Jean-Paul Lallier, qui présida aux destinées de la Vieille Capitale de 1989 à 2005, qui accorda le 2 juin 2005 le droit de cité à l’unité alors commandé par le lieutenant-colonel Pierre Saint-Cyr.

Treize années se sont écoulées depuis ce premier droit de cité. «Le droit de cité, c’est un droit qu’on aime pratiquer, on pourrait le faire tous les ans, mais on préfère le faire dans des moments particuliers qui vont être marquants, comme le 75e (anniversaire de l’escadron, NDLR)», d’expliquer le désormais lieutenant-colonel à la retraite Cyr.

«Dans une ville comme Québec, il y a énormément d’unités militaires», ajoute son successeur et actuel commandant de l’escadron, le lieutenant-colonel Mike Babin. «Il y a donc plusieurs droits de cité par année. C’est un événement qui demande beaucoup de ressources pour la ville de Québec, que ce soit les escortes policières, fermer les rues. C’est symbolique, on utilise des moments particuliers pour le faire.»

Symbolique, certes, mais loin d’être inutile, et, de dire le commandant et l’ex-commandant de l’escadron, les relations de l’unité avec la population de Québec se sont affermies depuis le premier droit de cité en 2005 et le maire de Québec, Régis Labeaume, qui présidait la cérémonie du droit de cité ce vendredi, n’a pas manqué de rappeler le défilé aérien de trois hélicoptères CH-146 Griffon du 430e Escadron tactique d’hélicoptères samedi 25 août 2018 au dessus du Stade de baseball Canac à Québec.

Le 430, moins visible, mais non moins utile

Le 430e ETAH fait en effet des «efforts énormes pour la population, intervient dans plusieurs secteurs ici auprès de la population à Québec, que ce soit les inondations ou quoi que soit», souligne le lieutenant-colonel (ret) Cyr.

Le 430, certes moins visible, «a participé dans le passé énormément à des activités de recherche et sauvetage de sauvetage, des gens de la région qui étaient, soit perdus en motoneige, soit perdus même sur le fleuve. On dégageait un hélicoptère pour aller voir ce qui se passait. Le but du 430, comme tous les membres des Forces armé.es canadiennes, c’est de servir la population.»

Sans oublier des opérations comme LENTUS lors des inondations printanières où, aux dires de son commandant actuel, le 430 a été omniprésent.

Mais assurer la visibilité du 430 dans une ville comme Québec est un exercice continuel, note le lieutenant-colonel Babin, qui d’ailleurs, ironie du sort, jouait pour l’équipe de baseball de la Ville du Québec lors de la Coupe des Maires le mois dernier, alors que le commandant de l’aviation, le lieutenant-général Al Meinzinger jouait pour l’équipe de Montréal… Ce qui n’a pas manqué de donner de la visibilité, non seulement au 430, mais à l’Aviation royale canadienne en cette ville encore associée dans l’esprit de tous aux célébrissimes 22.

L’évacuation médicale: une spécialité bien canadienne

Au nombre des missions internationales auxquelles l’escadron a participé, il y a la Mission des Nations Unies en Haïti (MINUHA). Équipé de cinq hélicoptères CH-146 Griffon et de deux Mi-8 (des hélicoptères civils russes loués pour soutenir la mission), l’escadron a fourni à la force de l’ONU le transport des blessés, la capacité d’exécution de missions de jour comme de nuit, et le transport aérien de moyen tonnage.

Et coïncidence, le soir même de ce vendredi où le 430 exerçait son droit de cité à Québec, les derniers membres de l’escadron revenait de l’Opération IMPACT en Irak.

L’escadron se préparent maintenant à déployer ses premier éléments au Mali en janvier prochain Celeriter Certoque (Rapidement et sûrement).

L’escadron aura ainsi des membres déployés au Mali jusqu’en août prochain, fournissant la seule unité d’évacuation médicale pour les 13 000 troupes déployées sur cette région (patrouilles de la MINUSMA, force française Barkhane, force G5 Sahel) avec une capacité qui n’existe presque nulle part ailleurs, très peu de pays ayant la capacité de faire ce que fait actuellement le Canada au Mali.

Fournir «Une mini unité chirurgicale en vol dans le derrière d’un hélicoptère avec médecins, infirmiers, techniciens médicaux, équipes de sécurité qui sont capables d’ouvrir une personne et de masser un cœur en vol. C’est incroyable la capacité que nous avons et nous sommes les seuls en théâtre à avoir cette capacité», explique avec fierté le lieutenant-colonel Babin ajoutant que, si quelqu’un croit que nous ne sommes pas utile «Qu’il en parle aux troupes au sol».

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