75e anniversaire de l’invasion de l’Italie continentale

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En janvier 2014, la station balnéaire d’Anzio, au sud de Rome, commémorait un des plus importants débarquements alliés de la Deuxième Guerre mondiale en 1944 où s’illustra, entre autres, le 1er Bataillon du service spécial canadien du 1er Détachement du service spécial, une unité canado-américaine, surnommé la «Brigade du Diable», ancêtre des forces spéciales d’aujourd’hui.

Seamus O’Regan, ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, et Harjit S. Sajjan, ministre de la Défense nationale, ont fait la déclaration suivante aujourd’hui pour souligner le 75e anniversaire de l’invasion de l’Italie continentale.

«Après la réussite de l’opération Husky et la libération de la Sicile à l’été 1943, les troupes canadiennes se sont jointes aux forces alliées pour lancer la prochaine opération de la campagne menée en Italie – l’invasion de l’Italie continentale.

Le 3 septembre 1943, l’opération Baytown a commencé. La 1ère Division du Canada et la 1re Brigade de chars de l’Armée canadienne, affectée à la Huitième Armée britannique, faisaient partie de la formation d’assaut initiale qui a débarqué en Italie. Le West Nova Scotia et les régiments de Carleton et de York de la 3e Brigade d’infanterie canadienne ont touché terre au nord de Reggio Calabria sur la côte sud de l’Italie, suivis du Royal 22e Régiment servant de réserve de la brigade. La Marine royale canadienne a soutenu l’assaut avec une péniche de débarquement de la 80e Flottille canadienne de chalands de débarquement. Le débarquement réussi a marqué le début d’une longue marche difficile en Italie.

C’était pendant l’invasion de l’Italie continentale que la Première Force de Service spécial, aussi surnommée la «brigade du Diable», a commencé son service au cours de la Seconde Guerre mondiale. Les compétences spécialisées de l’unité américano-canadienne de commandos d’élite, précurseur des forces spéciales d’aujourd’hui, ont servi à attaquer des positions stratégiques et surprendre l’ennemi. Pour leurs actes héroïques, les hommes de la Première Force de Service spécial ont reçu la médaille d’or du Congrès américain, la plus haute distinction civile que le Congrès des États-Unis puisse décerner.

En décembre, 63 jours après l’invasion, les Canadiens avaient parcouru près de 725 kilomètres pour atteindre Ortona, sur la côte Adriatique. La lutte pour cette ville est devenue une bataille déterminante lors de la campagne, car les troupes de parachutistes allemands ont tenté d’empêcher les Canadiens tout aussi déterminés de s’en emparer. La 2e Brigade d’infanterie canadienne a été appelée à diriger l’attaque qui a été menée par le Loyal Edmonton Regiment et Seaforth Highlanders of Canada, soutenus par les chars du Régiment de Trois-Rivières. Les combats acharnés dans les rues qui ont caractérisé la bataille étaient tellement intenses que la bataille était appelée «la petite Stalingrad», puisque le combat rappelait celui de la bataille dans la ville russe plus tôt dans l’année. Après une semaine de combats, la ville était entre les mains des Canadiens et Paul Triquet s’est vu décerner plus tard la Croix de Victoria pour avoir dirigé le petit escadron « C » de l’Ontario Regiment face à une forte résistance dans le hameau de Casa Berardi.

Le mois de décembre a coûté cher aux Canadiens; 2 605 pertes, dont 502 décès. Le Corps canadien est resté en Italie jusqu’en février 1945, et a été transféré dans le nord-ouest de l’Europe pour la dernière percée en Allemagne. Plus d’un million de Canadiens ont servi pendant la Seconde Guerre mondiale et ont consenti de grands sacrifices pour les droits et libertés d’autrui.

N’oublions jamais. »

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