Affaire Garnier: fini, les avantages sociaux aux proches incarcérés d’anciens combattants

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Christopher Garnier, condamné à une sentence à vie pour le meurtre au deuxième degré de la policière Catherine Campbell de Truro en Nouvelle-Écosse, a droit à des services en santé mentale payés par le ministère des Anciens combattants du Canada bien qu’il n’ait jamais porté l’uniforme des Forces armées canadiennes. (capture d’écran)

Dans la foulée de l’affaire Christopher Garnier, ce meurtrier emprisonné qui recevait des services d’Anciens combattants Canada sans avoir jamais porté l’uniforme, l’aide aux proches des vétérans est révisée et Anciens Combattants Canada ne paiera plus les avantages sociaux des proches incarcérés d’anciens combattants.

Le cas de Garnier, condamné à une sentence à vie pour le meurtre au deuxième degré de la policière Catherine Campbell de Truro en Nouvelle-Écosse, avait soulevé la consternation et la colère.

Mais «la goutte qui a fait déborder le vase est que Garnier, qui a développé un trouble de stress post-traumatique (TSPT) suite à son crime, a droit à des services en santé mentale payés par le ministère des Anciens combattants du Canada et ce, bien qu’il n’ait jamais porté l’uniforme des Forces armées canadiennes (FAC). À première vue, le cas a toutes les raisons du monde de mettre en beau fusil la famille de la victime, les vétérans et les contribuables canadiens.», résumait notre blogueur Dave Blackburn sur 45eNord.ca en août dernier.

Mais ça en est maintenant des subventions pour les proches en prisons.

La responsabilité d’offrir et de payer des soins médicaux ou non relève maintenant des centres correctionnels et le ministre des Anciens Combattants, Seamus O’Regan, indiqué mardi qu’une situation comme celle de Garnier qui avait soulevé un tollé, non seulement chez les vétérans, mais dans l’ensemble de la population, ne serait dorénavant plus possible si le proche en question se retrouve en prison, rapporte la télévision publique canadienne.

Désormais,les avantages médicaux ne seront plus offerts aux membres de la famille d’un ancien combattant qui sont incarcérés dans un établissement provincial ou fédéral.

Qui plus est, même si le ministère refuse de donner des détails sur le cas de Christopher Garnier en raison du devoir de respect de la vie privé, le ministre n’a pas caché que les changements à la politique ont été effectués à la lumière de ce qui s’est passé dans l’affaire Christopher Garnier.

Christopher Garnier a été reconnu coupable du meurtre de Catherine Campbell, une agente du service de police de Truro, dans un appartement d’Halifax, le 11 septembre 2015. Ils s’étaient rencontrés quelques heures plus tôt dans un bar du centre-ville. Il a placé son corps sans vie dans un bac de compostage et l’a traîné jusqu’au pont Macdonald.

Anciens Combattants Canada dit ne pas tenir de registre sur le nombre de membres de la famille des anciens combattants incarcérés qui reçoivent des prestations du ministère, mais le ministre des Anciens combattant est, à la satisfaction de tous sauf le meurtrier probablement, est intervenu dans ce dossier pour corriger l’affront fait aux anciens combattants et à la famille de la victime et cette politique est maintenant bel et bien aboli.

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