Un exercice de catastrophe aérienne pour une opération NANOOK repensée (PHOTOS)

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Depuis 2007, les Forces armées canadiennes menaient une opération NANOOK au cours de l’été dans le Grand Nord. Or, depuis cette année, tout a été repensé. Jusqu’au 21 septembre, 210 membres des Forces participent donc à l’opération NANOOK – Exercice READY SOTERIA.

NUNALIVUT en hiver, NUNAKPUT en été et NANOOK en été… telles étaient les opérations menées par les Forces armées canadiennes dans le Nord. Aujourd’hui, ces activités sont toutes combinées en une seule opération: l’opération NANOOK, qui comprendra jusqu’à cinq déploiements par année.

En cas de catastrophe aérienne

Que se passerait-il si le Canada devait faire face à une catastrophe aérienne au-delà du cercle polaire arctique, comme ce fut notamment le cas avec le vol First Air 6560 en août 2011 ?

Dans le cadre de la politique de défense du Canada « Protection, Sécurité, Engagement », les Forces armées canadiennes sont prêtes à offrir de l’aide aux autorités civiles pendant toute crise au Canada, y compris des catastrophes aériennes, où et quand c’est nécessaire. Les opérations des Forces armées canadiennes touchant les catastrophes aériennes sont baptisées Opération SOTERIA.

Du 17 au 21 septembre, l’exercice READY SOTERIA de l’Opération NANOOK vise donc à valider et exercer le plan de contingence CONPLAN SOTERIA en cas de catastrophe aérienne.

Le major Richard MacEwen, commandant de la Force opérationnelle responsable des catastrophes aériennes, a expliqué en entrevue téléphonique avec 45eNord.ca que durant l’exercice, les FAC répondent à un scénario de catastrophe aérienne dans l’Arctique.

Pendant l’opération NANOOK – Ex READY SOTERIA, les Forces armées canadiennes mènent donc plusieurs activités à Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest), aux côtés d’autres ministères, d’organisations non-gouvernementales et d’entreprises privées pour mettre à l’essai une réponse coordonnée à une catastrophe aérienne.

En tout, ce sont environ 210 membres des Forces armées canadiennes appartenant à l’Armée canadienne, à l’Aviation royale canadienne, à la Marine royale canadienne, au Groupe des services de santé des Forces canadiennes et au Groupe de soutien opérationnel interarmées des Forces canadiennes, ainsi que deux CC-130 Hercules, un CH-146 Griffon et un CH-149 Cormorant qui prennent part à cet exercice.

Des techniciens en recherche et sauvetage effectuent le triage initial, la priorisation des survivants pour le traitement et l’évacuation et la stabilisation et la préparation initiales pour la suite du trajet.

Le major MacEwen explique que l’exercice « simule un atterrissage forcé d’un avion de 190 passagers » et les militaires s’exercent à effectuer la recherche et le sauvetage incluant « l’évacuation des passagers blessés par voie aérienne vers une base avancée des opérations ».

« Cela peut arriver à n’importe quel moment dans le Haut-Arctique alors que le tourisme est en pleine expansion. C’est pour cela qu’on devait regarder les plans qu’on avait et évaluer ses plans », déclare-t-il.

« Ce scénario que nous avons mis en place nous permet vraiment d’évaluer nos plans. Une fois que ce sera fini nous pourrons prendre nos leçons apprises et voir si nous pouvons améliorer ce plan et apprendre d’éventuelles erreurs », de conclure le major MacEwen.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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