L’Iran exécute trois séparatistes kurdes

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L’Iran a exécuté samedi 8 septembre 2018 trois séparatistes kurdes présumés : Ramin Hossein Panahi, Zanyar Muradi et Loqman Murad. (Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran)

L’Iran a exécuté samedi trois séparatistes kurdes présumés, d’après les médias locaux, malgré les critiques de l’ONU sur les tortures subies en prison par au moins l’un d’entre eux.

Ramin Hossein Panahi, Zaniar et Loghman Moradi ont tous les trois été exécutés samedi d’après l’agence de presse iranienne Fars, proche des conservateurs.

Selon Fars, M. Panahi avait projeté de faire exploser une bombe lors d’un rassemblement dans la province kurde d’Iran en juin dernier.

Zaniar et Loghman Moradi étaient accusés d’appartenir à un « groupe terroriste séparatiste » qui n’a pas été identifié, et d’avoir tué quatre personnes, dont le fils de l’imam de la prière du vendredi dans la ville kurde de Mariwan.

M. Panahi était accusé d’appartenir au groupe nationaliste kurde Komala qui mène une insurrection de longue date dans le Kurdistan iranien depuis des bases situées de l’autre côté de la frontière en Irak.

Il avait été condamné à mort en avril.

Des experts de l’ONU sur les droits de l’Homme avaient appelé le 19 avril l’Iran à annuler cette peine de mort jugeant que l’exécution de Ramin Hossein Panahi « serait inadmissible ».

« Nous sommes profondément inquiets par les informations selon lesquelles M. Panahi a été la victime de violations des droits humains avant et pendant son procès, notamment l’isolement, la torture, les mauvais traitements, l’impossibilité d’avoir accès à un avocat et à des soins médicaux », avaient-ils souligné dans une déclaration conjointe.

Les experts avaient mis en avant des rapports selon lesquels M. Panahi, qui aurait été arrêté en juin 2017, s’était vu refuser des soins médicaux pour des blessures subies en détention. Il aurait notamment été frappé avec des câbles.

Il aurait également commencé une grève de la faim au début de l’année, selon ces experts, qui s’inquiétaient de son état de santé et demandaient « expressément au gouvernement d’Iran d’annuler cette sentence ».

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