Israël «agit constamment» pour limiter l’armement de ses «ennemis», déclare Netanyahu

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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’exprime devant ses ministres lors de la réunion hebdomadaire, le 17 août 2014 à Jérusalem. (Archives/Emil Salman/AFP)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche que son pays agissait « constamment » pour empêcher ses ennemis de se doter « d’armes sophistiquées » au lendemain d’une attaque contre l’aéroport de Damas attribuée par des sources du régime syrien à l’Etat hébreu.

« Israël agit constamment pour empêcher ses ennemis de se doter d’armes sophistiquées. Nos lignes rouges sont plus tranchées que jamais et notre détermination à les faire respecter est plus forte que jamais », a affirmé M. Netanyahu lors du conseil des ministres, selon un communiqué de son bureau.

Les autorités israéliennes ont refusé de confirmer ou de démentir officiellement les informations de l’agence de presse officielle syrienne Sana selon laquelle des missiles israéliens ont ciblé samedi l’aéroport international de Damas.

L’agence syrienne, qui a cité une source militaire, n’a pas fait état de victimes ni de dégâts.

Dimanche, le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a de son côté réaffirmé qu’Israël agissait « pour empêcher une implantation militaire iranienne en Syrie », sans toutefois confirmer la responsabilité d’Israël dans l’attaque contre l’aéroport de Damas.

Interrogé sur la radio publique, il a ajouté que l’Etat hébreu agissait aussi contre le « transfert d’armes sophistiquées » au Hezbollah libanais, allié de l’Iran également présent en Syrie.

M. Netanyahu s’exprimait deux jours avant Yom Kippour, le jour du Grand Pardon juif, et a évoqué à cette occasion la guerre de 1973 déclenchée le jour le plus sacré du judaïsme.

Les armées égyptiennes et syriennes avaient alors lancé une attaque surprise sur deux fronts contre Israël, mettant sérieusement en difficulté son armée avant que celle-ci ne se reprenne.

« Lorsque le danger était à nos portes, la direction politique (israélienne) a fait une terrible erreur en ne permettant pas une attaque préventive. Nous ne commettrons jamais plus cette erreur », a prévenu le Premier ministre israélien.

Début septembre, dans une rare confirmation israélienne des opérations militaires en Syrie, un responsable a affirmé que l’armée israélienne avait mené quelque 200 frappes dans ce pays ces 18 derniers mois, visant principalement des cibles iraniennes.

L’Iran, ennemi juré d’Israël, est un allié de poids du régime de Bachar al-Assad dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes.

Israël martèle qu’il ne laissera pas Téhéran se servir de la Syrie comme tête de pont contre lui.

Le 4 septembre, des avions militaires israéliens ont tiré des missiles contre des « positions militaires iraniennes » dans l’ouest de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme qui a fait état de trois militaires syriens tués.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 360.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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