L’administration Trump supprime une nouvelle aide aux Palestiniens

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Des Palestiniens manifestent contre les baisses de l’aide internationale, devant les locaux de l’ONU, à Gaza, le 17 janvier 2018. (AFP/Archives/MOHAMMED ABED)

Les États-Unis ont supprimé dimanche une nouvelle tranche d’aide destinée aux Palestiniens, après avoir déjà mis fin à plus de 200 millions de dollars US d’aide qui leur étaient destinés, selon une source diplomatique.

Ces nouvelles coupes américaines concernent des programmes visant à rapprocher Palestiniens et Israéliens, dotés jusque là d’un budget de 10 millions de dollars, d’après une source au sein de l’ambassade américaine en Israël.

«Nous réaffectons une partie de ces 10 millions de dollars qui était destinée à la gestion des conflits», a-t-elle indiqué.

La source n’a pas indiqué le montant exact de la somme réaffectée, mais a précisé que les programmes en question seront désormais consacrés à la réconciliation entre juifs et Arabes israéliens, qui représentent 17,5% de la population d’Israël.

Le 24 août, les États-Unis ont annoncé l’annulation de plus de ces 200 millions de dollars d’aide en faveur des Palestiniens. Cet argent sera désormais utilisé pour «améliorer» des programmes en Israël, a indiqué la source au sein de l’ambassade américaine.

L’administration américaine avait annoncé cette coupe de l’aide aux Palestiniens une semaine avant de faire savoir qu’elle arrêtait également le financement de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), mettant en péril sa viabilité financière.

«Action vindicative»

Les États-Unis étaient les principaux contributeurs de l’UNRWA, avec 350 millions de dollars versés en 2017, même s’ils n’avaient versé que 60 millions de dollars en janvier 2018.

Le président américain Donald Trump a dit avoir pris ces décisions pour forcer les Palestiniens à négocier alors que l’Autorité palestinienne a rompu tout contact avec Washington depuis la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël début décembre.

Le statut de la Ville sainte est l’un des problèmes les plus épineux du conflit israélo-palestinien, les Palestiniens souhaitant faire de Jérusalem-Est la capitale de l’État auquel ils aspirent. Ils dénient désormais aux États-Unis tout rôle de médiateur dans le processus de paix avec Israël.

Par ailleurs, le département d’État américain a annoncé le 10 septembre sa décision de fermer le bureau de représentation de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington.

Dimanche, la centrale palestinienne a indiqué que son personnel avait jusqu’au 13 octobre pour quitter le territoire américain.

«Le personnel a reçu des instructions de cesser toutes les activités, de fermer leurs comptes bancaires et a été informé qu’il n’y aurait pas de renouvellement du bail. Ils ont jusqu’au 13 octobre pour évacuer les lieux», a dit l’OLP dans un communiqué en anglais.

Selon le texte, les autorités américaines ont révoqué le visa de l’épouse du chef de la mission palestinienne Hossam Zomlot et de ses deux enfants âgés de cinq et sept ans. Ils ont déjà quitté les États-Unis.

La dirigeante palestinienne, Hanane Achraoui, a dans le communiqué, dénoncé la décision américaine d’annuler la résidence de la famille de M. Zomlot comme une «escalade inhumaine» et qualifié de «méchante» et «vindicative» l’action de l’administration Trump à l’encontre des palestiniens.

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