Mali: huit tués par des engins explosifs, la France largue 120 parachutistes

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Au Mali, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU qui sont régulièrement visées par des attaques meurtrières. Ici, en juillet 2017, la force Barkhane intervient contre des Groupes Armés Terroristes dans la forêt de Foulsaré. (État-major des armées/Ministère français de la Défense)

Sept soldats maliens et un chauffeur civil ont été tués mercredi lorsque leurs véhicules ont sauté sur des engins explosifs improvisés au Mali, où l’armée française a par ailleurs largué jeudi 120 parachutistes dans le cadre de son opération antijihadiste.

« Deux véhicules d’une mission d’escorte des FAMa (Forces armées maliennes) ont sauté sur des engins explosifs improvisés (EEI) dans l’après-midi du 26 septembre 2018 entre Bambara-Maoudé et Douentza », a indiqué jeudi le ministère malien de la Défense dans un communiqué.

« Lors de cette attaque terroriste lâche, sept FAMa et un chauffeur civil ont trouvé la mort », a poursuivi le ministère, en présentant ses condoléances aux familles et en « encourageant les FAMa à poursuivre leur mission de protection » sur l’ensemble du territoire du Mali.

L’attaque s’est produite à la frontière entre le centre du Mali (région de Mopti) et le nord (Tombouctou), deux régions toujours confrontées à la violence jihadiste malgré plus de cinq années d’interventions militaires internationales.

Jeudi matin, l’armée française a largué 120 parachutistes dans la région de Ménaka, zone particulièrement instable du nord-est du pays, dans le cadre de son opération antijihadiste Barkhane, selon l’état-major français des armées.

Quelque 80 parachutistes ont été largués par deux Transall et 40 autres ont sauté d’un A400M, a précisé à l’AFP le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrik Steiger.

Cette opération aéroportée « permet de compléter le dispositif en place dans cette région » proche de la frontière avec le Niger, « où se trouvent déjà des forces maliennes et une compagnie de Barkhane », a souligné le colonel Steiger.

« On combine différentes capacités pour créer un effet de surprise chez les groupes armés terroristes et pour montrer à la population qu’on est capable de venir rapidement », a-t-il commenté.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

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