Le chef de la diplomatie iranienne en Syrie, avant une offensive majeure

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Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, le 17 octobre 2015 à Téhéran. (AFP/Archives/ATTA KENARE)

Le chef de la diplomatie iranienne a rencontré lundi son homologue syrien lors d’une visite à Damas, au moment où le pouvoir de Bachar al-Assad fait planer la menace d’une offensive contre l’ultime grand bastion rebelle d’Idleb.

L’Iran est l’un des plus proches alliés du régime Assad dans la guerre qui ravage la Syrie depuis plus de sept ans.

Le déplacement du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, intervient à quelques jours d’un sommet qui doit réunir vendredi les chefs d’Etat iranien, russe et turc, dont les pays parrainent les principaux belligérants en Syrie.

Les discussions entre M. Zarif et son homologue syrien Walid Mouallem, ont porté sur les préparatifs de ce sommet qui doit se tenir en Iran, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères de Damas.

Principal allié régional de Damas, l’Iran fournit un soutien de premier plan aux forces prorégime dans la guerre qui a fait plus de 350.000 morts depuis 2011.

« L’Iran va demeurer un soutien du gouvernement syrien (…) et va poursuivre son rôle de conseiller et son aide pour la prochaine campagne d’Idleb », a indiqué à des journalistes le porte-parole de la diplomatie iranienne Bahram Ghassemi à Téhéran.

Depuis plusieurs semaines, le régime syrien a amassé des renforts aux abords de la province d’Idleb, située dans le nord-ouest du pays à la frontière avec la Turquie.

Désormais, la province est dans le collimateur du régime et de son allié russe qui visent particulièrement les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, une groupe dominé par les combattants de l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda.

La Turquie, qui a déployé des troupes à Idleb, cherche, de son côté, à éviter un assaut qui provoquerait un nouvel afflux massif de réfugiés sur son territoire.

A Damas, M. Zarif doit également rencontrer le président syrien Bachar al-Assad, selon l’agence de presse iranienne ISNA.

Sa visite intervient une semaine après celle du ministre iranien de la Défense Amir Hatami. Les deux alliés avaient alors signé un accord selon lequel Téhéran va aider Damas à réhabiliter son industrie militaire.

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