L’Opération IMPACT à la croisée des chemins, vers une extension ou non?

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Un hélicoptère du 430e escadron tactique d’hélicoptère en vol, alors qu’une position du groupe État islamique est frappée par une bombe d’un avion de chasse de la Coalition, le 20 février 2017. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Bien que l’instabilité politique en Irak continue de croître, les Forces armées canadiennes examinent en ce moment les différentes options pour la mission Opération IMPACT et son avenir au moment où le groupe État islamique n’est plus que l’ombre de lui-même.

Commencée à l’été 2014, l’Opération IMPACT a impliqué des avions de transports, de ravitaillement, de surveillance et de combat, des hélicoptères Griffon, des centaines de forces spéciales, un hôpital militaire de rôle 2 et des experts en engins explosifs.

La mission a continuellement évolué au rythme des besoins de la Coalition mondiale contre le groupe armé État islamique.

Et elle continuera à en croire le brigadier-général Colin Keiver, commandant de la force opérationnelle interarmées Irak.

«L’Opération IMPACT a sensiblement changé depuis le début il y a quatre ans et je vois l’évolution qui se poursuit de concert avec le gouvernement irakien», a-t-il dit lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.

Lorsque 45eNord.ca lui a demandé ce qu’il voyait pour l’avenir de la mission, le brigadier-général a indiqué que puisque le mandat actuel expire au 31 mars 2019, l’état-major est en train de formuler ses recommandations à Ottawa. Il s’attend à ce que le Cabinet fédéral prenne une décision cet automne.

Mais ce qui est certain c’est que «nous savons au minimum que la mission de l’OTAN sera là, post-31 mars 2019, et que les différents éléments qui sont là en ce moment seront encore là».

De plus en plus de transitions se font déjà en ce moment de la Coalition vers l’OTAN. La plupart de l’entraînement donné par les Forces armées canadiennes n’est d’ailleurs plus tourné vers les soldats irakiens, mais bien vers les formateurs irakiens. Plusieurs d’entre eux sont justement en train de revenir dans leurs écoles pour donner à leur tour de l’instruction.

Il faut dire que cette évolution est rendue nécessaire alors que le groupe armé État islamique en est désormais réduit à se cacher dans des montagnes, des caves et des tunnels. «On en est rendu au point où il [l’EI] se bat pour survivre. Nous avons des rapports comme quoi ils ont de la difficulté à payer et nourrir leurs soldats», indique le brigadier-général Keiver.

«Ce qu’on voit c’est qu’ils essayent de se reconstituer et de se regrouper pour faire de plus grandes choses dans l’avenir, alors les forces de sécurité irakiennes leur mettent vraiment la pression ces temps-ci», poursuit le commandant de la FOII.

Malgré la chute du groupe armé le gouvernement irakien continue de compter sur les Forces armées canadiennes et sur le reste de la Coalition pour l’aider à reconstruire son pays et ses forces de sécurité, et le Canada répond présent.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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