Exposants et visiteurs heureux au Grand rassemblement des vétérans à Saint-Hubert (PHOTOS)

0

Organisé par la Fondation québécoise des vétérans, autrefois la Fondation de l’Hôpital Sainte-Anne, le premier Grand rassemblement des vétérans à Saint-Hubert, samedi 29 septembre, a permis à plus de 200 visiteurs de rencontrer des dizaines d’exposants, organisations officielles, associations de vétérans, et entreprises qui, outre recevoir les visiteurs, ont également pu «réseauter» entre elles et apprendre à mieux se connaître les uns les autres.

Le bilan de ce tout premier rassemblement: des visiteurs heureux, des exposants qui pourront fort probablement mieux s’entraider et collaborer au bénéfice des vétérans et la décision d’étendre l’expérience à Québec pour 2019.

En élargissant son action, la Fondation de l’Hôpital est devenue la Fondation québécoise des vétérans avec pour mission, non seulement d’amplifier le soutien apporté à l’Hôpital Sainte-Anne, mais aussi, désormais, de soutenir également tous les vétérans qui vivent des difficultés dans leur transition à la vie civile.

C’est ainsi qu’elle a organisé ce premier grand rassemblement où on notait parmi les exposants, dont Anciens combattants Canada, la Légion royale canadienne, le CRFM région de Montréal, des associations de vétérans, des entreprises tel le Corps des commissionnaires du Canada ou Garda World, qui emploient nombre de vétérans, ou d’autres qui veulent leur offrir leur services, comme le centre d’équithérapie Équisens.

Rencontré sur place, le président de la Fondation québécoise des vétérans n’a pas caché sa satisfaction: «Je suis extrêmement heureux. C’est une belle journées. Les exposants sont heureux. Les gens qui les ont rencontré, autant de la communauté des vétérans que de la communauté civile ont eu toutes sortes de beaux compliments.»

«Ce que je retiens le plus», d’ajouter, non sans une certaine fierté, le président de la Fondation, «C’est qu’il n’était pas encore midi qu’un exposant est venu me voir pour me dire ‘M. Pharand, ce qui se passe ici aujourd’hui, il nous en faut un à Québec en 2019 et, à moins qu’il y ait un tsunami dans le Saint-Laurent, nous serons à Québec en 2019. Les vétérans et ceux qui s’en occupent méritent un tel rassemblement chez eux.»

Et aider ceux et celles qui ont servi à réussir leur transition à la vie civile n’est pas une mince affaire. Il y a, souligne la Fondation sur son site, 1500 militaires qui sont libérés chaque année des Forces armées canadiennes, et 25 %, un militaire sur quatre, qui éprouvent de la difficulté dans leur transition à la vie civile.

En tout, environ 30 organismes et institutions participaient au Grand rassemblement, cherchant à établir des ponts vers les vétérans afin de mieux contribuer à leur mieux être, à créer ou même parfois à recréer des liens.

Sandra Villeneuve, psychoéducatrice à la tête de l’entreprise ‘Un cheval pour mieux vivre’ qui, «Au delà des cheveux, offre des services professionnels de psychoéducation» est nouvelle, se réjouit pour sa part d’avoir pu rencontrer «Plein de monde, plein de contacts potentiels pour mieux aider les vétérans et être plus utile.»

Mais le Grand rassemblement ne sert pas qu’à connaître et se faire connaître, mais aussi à approfondir les relations existantes et à leur donner un visage humain.

«En fait, le Grand rassemblement, c’est une très bonne idée, une très bonne initiative, pour les vétérans qui ont besoin d’information et veulent connaître de qui leur est proposé. Moi, en tant qu’exposant, ça m’a aussi permis de faire du réseautage et d’enfin mettre des visages sur des voix que j’entends souvent par téléphone. ‘On parle par papier’», nous a expliqué sur place la directrice générale du centre d’équithérapie déjà bien établi Équisens, Chantal Soucy.

Sur une note plus personnel, Chantal Soucy, n’a pas caché non plus sa joie d’avoir pu s’entretenir au Grand rassemblement avec plusieurs vétérans qui ont bénéficié des services de son entreprise dans le passé et d’avoir ainsi eu l’occasion de voir où ils en étaient aujourd’hui.

«Moi, j’ai eu la chance aujourd’hui de rencontrer des vétérans qui sont passés par nos services et ça m’a permis de voir le cheminement qu’ils avaient fait, depuis qu’ils sont venus chez nous, comment ils vivent. Ça m’a donné la chance de les rencontrer et de leur reparler de vive voix.», nous a souligné la directrice d’Équisens, concluant que le Grand rassemblement est «un salon qui est vraiment nécessaire».

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.