Le plan de paix de Trump «ne passera pas», affirme le président palestinien

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Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Archives/AFP)

Le président palestinien Mahmoud Abbas a de nouveau promis dimanche de s’opposer à toute proposition de paix au conflit israélo-palestinien qui émanerait du président américain Donald Trump.

Les Palestiniens sont confrontés à «l’étape la plus dangereuse» de leur histoire, a déclaré M. Abbas, faisant référence à une série de mesures controversées prises par M. Trump, notamment la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017.

Il s’exprimait à l’occasion d’une rare réunion du Conseil central palestinien, un organe clé de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Les Palestiniens ont gelé les relations avec l’administration Trump qui doit proposer un plan de paix dans les mois à venir.

M. Abbas a comparé la prochaine initiative de paix américaine à la Déclaration Balfour de 1917, par laquelle le gouvernement britannique se disait favorable à l’établissement d’un « foyer national juif » en Palestine, alors sous domination de l’Empire ottoman.

«Si la Déclaration Balfour a été adoptée, cet accord-là ne passera pas», a martelé le président palestinien.

Washington a suscité l’ire des Palestiniens à plusieurs reprises, notamment en annonçant qu’elle ne financerait plus l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

Elle a également fermé le bureau de la représentation palestinienne à Washington, accusant les dirigeants palestiniens de refuser de lui parler ou d’engager des négociations de paix avec Israël.

«Ils parlent toujours de l’accord du siècle et disent qu’ils le présenteront dans un mois ou deux», a déclaré M. Abbas, estimant que les actions du président américain équivalaient à imposer un accord unilatéralement.

Il a aussi réaffirmé soutenir l’assistance financière apportée aux familles des Palestiniens tués ou emprisonnés par Israël.

Selon Israël, ce soutien financier aux familles de ceux ayant mené des attentats anti-israéliens encourage le «terrorisme». Les États-Unis aussi critiquent cette démarche, alors que les Palestiniens considèrent que ces personnes sont emprisonnées pour avoir combattu l’occupation israélienne.

«Les salaires de nos martyrs et de nos prisonniers sont pour nous une ligne rouge», a affirmé M. Abbas.

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