Skripal est un «salaud» et «un traître à la patrie», affirme Poutine

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Sergueï Skripal lors de son procès au tribunal de Moscou, le 9 août 2006. (Kommersant Photo/AFP/Archives/Yuri SENATOROV)
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Sergueï Skripal lors de son procès au tribunal de Moscou, le 9 août 2006. (Kommersant Photo/AFP/Archives/Yuri SENATOROV)

03/10/2018 13h11 GMT

Le président Vladimir Poutine a qualifié mercredi de « salaud » et « traître à la patrie » l’ex-agent double russe Sergueï Skripal empoisonné en mars en Angleterre, affirmant que celui-ci avait continué de collaborer avec les services secrets occidentaux.

« Ce Skripal n’est qu’un traître. Il a été pris et puni, il a passé 5 ans en prison. Nous l’avons libéré, il est parti (en Grande-Bretagne) et continuait de collaborer et de conseiller les services secrets. Et alors? », a déclaré M. Poutine lors d’un forum consacré à l’énergie à Moscou.

« Ce n’est qu’un espion, un traître à la patrie (…) Ce n’est qu’un salaud, purement et simplement. Mais il y a toute une campagne de presse qui a été montée autour de ça », a poursuivi le président russe.

Sergueï Skripal a été empoisonné avec sa fille Ioulia par un puissant agent innervant, le Novitchok, le 4 mars à Salisbury en Angleterre.

Londres accuse les services de renseignement militaire russes, le GRU, d’être derrière cet empoisonnement et a lancé un mandat d’arrêt européen contre deux Russes soupçonnés d’avoir perpétré l’attaque contre les Skripal.

Moscou dénonce pour sa part « une manipulation de l’information » et dément toute implication.

« Parfois, je regarde ce qu’il se passe autour de cette affaire, et je suis effaré », a lancé mercredi M. Poutine.

Sergueï Skripal, ancien officier du GRU, avait été condamné en 2006 pour « haute trahison » après été reconnu coupable d’avoir vendu des informations aux Britanniques. Il avait bénéficié en 2010 d’un échange d’espions organisé entre Moscou, Londres et Washington, et s’était installé en Angleterre.