Les soldats britanniques souffrent davantage de stress post-traumatique

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Des soldats britanniques arrivent à Kandahar, le 27 octobre 2014 en Afghanistan. (AFP/Archives/WAKIL KOHSAR)

Les soldats britanniques souffrent davantage de stress post-traumatique (PTSD), en particulier ceux ayant combattu en Irak et en Afghanistan, révèle une étude publiée lundi.

Environ 6% de membres actuels ou passés de l’armée souffraient de stress post-traumatique en 2014/2016, soit deux points de plus qu’en 2004/2006, indiquent les résultats de cette étude publiée dans le British Journal of Psychiatry lundi.

Cette hausse est particulièrement visible chez les vétérans ayant été déployés en Irak et en Afghanistan. Le taux probable de PTSD parmi les vétérans déployés en zone de conflit est de 9% comparé à 5% pour les vétérans qui n’y ont pas été déployés. Parmi les militaires actuellement en service, le taux de probable PTSD est de 5%, soit proche du taux régnant dans la population générale.

« Pour la première fois, nous avons constaté que le risque de stress post-traumatique chez les anciens combattants déployés dans des conflits était nettement supérieur à celui encouru par les soldats toujours en service », a déclaré le Dr Sharon Stevelink, de l’Institut de psychologie, psychiatrie et neurosciences, cité dans un communiqué du King’s College.

Parmi les vétérans déployés en Irak et en Afghanistan, ceux ayant combattu sont le plus à risque: « 17% ont signalé des symptômes évoquant un probable PTSD, comparé à 6% parmi ceux déployés dans des fonctions de soutien telles que la médecine, la logistique, la signalisation et le personnel navigant », indique cette étude du Centre de recherche sur la santé militaire du King’s College de Londres.

Selon les chercheurs, une des raisons pour lesquelles le stress post-traumatique est plus répandu chez les anciens combattants que chez les militaires actuellement en service est que les soldats souffrant de troubles mentaux sont plus susceptibles de quitter l’armée.

Les conclusions publiées lundi proviennent de la troisième phase d’une importante étude de cohorte réalisée par le Centre de recherche, débutée en 2003 et financée par le ministère de la Défense.

Sur les 8.093 participants inclus dans la troisième phase de l’étude, 62% avaient été déployés en Irak ou en Afghanistan.

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