Trump est «à 100%» derrière moi, tente de rassurer Jim Mattis

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Le président américain Donald Trump et son secrétaire de la Défense James Mattis lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche le 23 mars 2018. (Archives/Nicolas Kam/AFP)

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis, qualifié par Donald Trump de « sorte de démocrate » qui pourrait bientôt quitter son gouvernement, a assuré mardi que le président américain l’avait assuré de son soutien total.

« Il a dit, +je suis à 100% derrière vous+ », a assuré le ministre, relatant une conversation qu’il a eue lundi après-midi avec le président Trump, en parlant aux journalistes dans l’avion qui le conduisait de Washington à Ho Chi Minh-Ville au début d’une tournée en Asie.

Dans un extrait de l’émission « 60 minutes » diffusé dimanche par la chaîne américaine CBS, M. Trump a jugé que son ministre de la Défense était « une sorte de démocrate » qui pourrait bientôt quitter le gouvernement, tout en niant vigoureusement tout « chaos » à la Maison Blanche.

Peu avant, M. Mattis avait également assuré dans l’avion qu’il restait dans « l’équipe » du président. « Je fais partie de son équipe. Nous n’avons jamais parlé de mon départ ».

Le dernier livre du journaliste d’investigation Bob Woodward, sorti en septembre, attribue à M. Mattis des propos extrêmement critiques à l’égard de Donald Trump.

Général à la retraite, Jim Mattis élude généralement toute discussion sur ses relations avec le président et n’hésite pas à tancer les journalistes qui mentionnent les divergences apparues au fil des mois avec le milliardaire républicain.

Par ailleurs, avant d’atterrir au Vietnam pour y rencontrer son homologue vietnamien, Jim Mattis a minimisé les tensions avec Pékin devant la presse suivant sa tournée.

« Nous ne sommes pas là pour contenir la Chine », a assuré celui qui, après sa visite au Vietnam, pays connu pour ses relations ambivalentes avec Pékin, doit se rendre à Singapour.

« Nous sommes deux grandes puissances. Il y aura des moments où nous nous marcherons sur les pieds donc nous allons devoir trouver un moyen de maîtriser notre relation », a-t-il ajouté, alors que sa visite en Chine prévue à la fin du mois a été annulée en raison de la guerre commerciale entre les deux super puissances.

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