Washington «ne cherche pas» à entrer en guerre avec l’Iran, assure le général Votel

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Le général Joseph Votel (droite) lors d’une audition devant la commission des forces armées du Sénat en mai 2016.(Archives/BRENDAN SMIALOWSKI/AFP)

Les Etats-Unis « ne cherchent pas à entrer en guerre avec l’Iran », a assuré jeudi le général Joe Votel, qui supervise les forces américaines au Proche-Orient , au moment où certains responsables de l’administration Trump haussaient le ton contre Téhéran.

« Je ne crois pas que nous cherchions à entrer en guerre avec l’Iran et je ne crois pas que ce soit notre objectif », a déclaré au cours d’un point de presse le général Votel, qui dirige le commandement central des forces américaines (Centcom).

Il était interrogé sur la stratégie américaine vis-à-vis de l’Iran après un avertissement musclé à Téhéran du conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche John Bolton. Faucon parmi les faucons américains, M. Bolton avait prévenu l’Iran que cela lui « coûterait cher » s’il menaçait les Etats-Unis ou leurs alliés.

« Nous vous avons à l’oeil et nous vous trouverons », avait ajouté M. Bolton en marge de l’assemblée générale de l’ONU.

Le général Votel a précisé jeudi n’avoir été chargé d’aucune « tâche militaire directe » vis-à-vis de l’Iran, mais il a prévenu que le Pentagone restait « prêt à répondre rapidement et massivement si la situation l’exige ».

Questionné par ailleurs sur la livraison par Moscou de missiles S-300 au régime de Damas, il a estimé qu’elle représentait une « escalade superflue », destinée à couvrir les activités « néfastes » de l’Iran en Syrie.

« Cela n’a rien à voir avec la lutte contre ISIS », a-t-il ajouté, utilisant l’acronyme anglais désignant le groupe Etat islamique (EI). « Cela apparaît comme un effort pour couvrir les activités néfastes de l’Iran en Syrie ».

La Russie a annoncé mardi avoir livré des batteries de défense antiaériennes S-300 à l’armée syrienne, une décision prise après qu’un avion russe a été abattu par erreur par les forces syriennes dans la foulée d’un raid aérien israélien.

Donald Trump a rétabli toutes les sanctions américaines levées dans le cadre de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, dont le président des Etats-Unis s’est retiré en mai. Il a aussi dénoncé le traité d’amitié de 1955 censé encourager les échanges commerciaux entre les deux pays, qui n’ont toutefois plus de relations diplomatiques depuis 1980.

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