Force opérationnelle aérienne en Roumanie: un bilan à mi-mandat (PHOTOS)

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Depuis la fin août dernier, les Forces armées canadiennes ont envoyé près de 135 de ses membres et cinq CF‑18 Hornets à Constanta, en Roumanie, pour prendre part aux activités renforcées de police aérienne de l’OTAN. 45eNord.ca s’est entretenu avec le commandant-adjoint de la mission.

Ce déploiement est le troisième du genre en Roumanie, après un premier d’avril à août 2014 à la base aérienne 71 de la force aérienne roumaine, à Câmpia Turzii, puis de septembre à décembre 2017.

Durant le déploiement actuel, les CF-18 Hornets renforcent les capacités de la Force aérienne roumaine en matière d’activités de police aérienne. L’objectif est de protéger l’espace aérien de l’alliance.

Le major Martin Dionne, commandant-adjoint de la force opérationnelle aérienne Roumanie explique qu’il s’agit essentiellement d’une mission très similaire à ce que fait un policier.

« C’est un peu comme un policier à la centrale qui est prêt a répondre et reçoit un appel semi-nébuleux. Il est prêt à aller évaluer la situation et prendre les actions nécessaires. Comme un policier qui va ensuite prendre son auto-patrouille, armé au cas où, et prêt à répondre à cette situation ».

Cette mission qui doit s’achever en décembre est effectuée dans le cadre de l’Opération REASSURANCE, la contribution canadienne aux mesures d’assurance et de dissuasion de l’OTAN.

Si les Roumains possèdent une force aérienne et sont capables de mener cette mission par eux-mêmes, le major Dionne rappelle qu’il s’agit avant tout d’envoyer un message aux alliés de l’OTAN, mais aussi à la Russie.

« On vient les renforcer, les aider. Il y a le volet purement tactique bien sûr, mais aussi un aspect stratégique. On envoi un message qu’on est présent pour nos alliés et que l’OTAN, on se tient de manière solidaire, ensemble », d’expliquer encore le major.

La défense collective est en effet au cœur du traité fondateur de l’OTAN.

L’horaire varie selon que les troupes sont en haute disponibilité ou non. Un certain nombre d’avions armés se tiennent prêt à décoller en tout temps lorsqu’ils sont justement en haute disponibilité, dans un délai très court. Le reste du temps permet aux militaires canadiens de s’entraîner avec ses alliés dans la région.

Image d’un SU-27 Flanker russe, intercepté par les avions de l’Aviation royale canadienne, le 18 octobre 2018. (ARC)

Et au cours des dernières semaines, l’entraînement a été bien utile puisque le 18 octobre, de concert avec l’Aviation roumaine, les CF‑18 Hornet de l’Aviation royale canadienne ont intercepté un aéronef SU-27 Flanker russe (voir photo), qui opérait près de l’espace aérien roumain, dans la mer Noire.

Quand l’aéronef russe a été détecté par le centre de détection et de contrôle de l’Aviation roumaine, les CF-18 de l’ARC ont été envoyés par le Centre multinational d’opérations aérospatiales – Sud de l’OTAN à Torrejon, en Espagne. L’aéronef russe a été surveillé étroitement par les avions de chasse canadiens avant qu’il quitte la région roumaine d’information de vol.

Le commandant-adjoint de la FOA Roumanie rappelle cependant que même s’il n’y a eu qu’une seule interception en deux mois, il y a cependant d’autres moments où les avions ont décollé face à une situation avec des avions non-identifiés.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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