Mali: plusieurs membres d’un groupe terroriste tués dans un raid français de Barkhane

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Dans la nuit du 11 au 12 novembre 2018, dans la région du Gourma au Mali, les forces françaises de l’opération Barkhane ont mené une opération contre le groupe terroriste auteur qui avait ciblé, notamment, les forces canadiennes déployés à Gao , un raid héliporté appuyé par un drone Reaper.(EMA)

Sept jihadistes appartenant au groupe Rassemblement pour la Victoire de l’Islam et des Musulmans (RVIM) ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans le nord du Mali lors d’un raid mené par des soldats français de l’opération Barkhane, a indiqué aujourd’hui l’état-major français des armées.

Parmi les jihadistes tués figure « très probablement » Al-Mansour Ag Alkassim, le chef de la katiba du Gourma, une faction du RVIM).

Dans la nuit du 11 au 12 novembre, les soldats français ont mené « un raid héliporté dans la région du Gourma (entre Tombouctou et Gao, ndr), contre un groupe armé terroriste », « renseignés par un drone Reaper », rapporte aujourd’hui le site du ministère français des armées.

Les jihadistes ont répliqué aux tirs de sommation avec des armes légères, provoquant une riposte des militaires français qui ont « neutralisé sept terroristes », incluant « très probablement » leur chef Al-Mansour Ag Alkassim.

L’opération a permis de saisir des armes lourdes et légères, ainsi que des composants servant à la fabrication d’IEDs (engins explosifs, ndr), précise l’état-major, qui évoque un coup « significatif » porté au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans actif dans cette région du Mali. Ce groupe a revendiqué l’attentat suicide qui a fait trois morts et plusieurs blessés dans la ville de Gao lundi.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane, qui a pour mission la chasse aux terroristes, repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS): Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso.

La force conjointe transfrontalière du G5 Sahel, crée par les cinq États du Sahel exposés à la menace terroriste, a pour mandat la lutte contre le terrorisme, le crime organisé transfrontalier et le trafic d’êtres humains dans l’espace du G5 Sahel.

Le MINUSMA , quant à elle, a pour mandat des tâches prioritaires telles que la sécurité, stabilisation et la protection des civils, l’appui au dialogue politique national et à la réconciliation nationale, ainsi qu’à l’appui au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le Mali.

L’opération canadienne Présence-Mali, quant à elle, offre à la MINUSMA la capacité d’évacuer des forces de l’ONU par les airs pour des raisons médicales, et ce, en tout temps. Op Présence-Mali offre d’autres services comme le transport de troupes, de matériel et de marchandises, et le soutien logistique.

Les forces en présence, tout en réalisant leur mission propre, sont tout à fait complémentaires et toutes les contributions sont importantes. C’est ainsi que l’op Présence offre la seule équipe d’évacuation médicale de ce calibre dans la région..

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