Un vétéran d’une base à une autre, d’un océan à l’autre

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Keven Martel pour le Programme Sans Limites. (@alaconqueteducanada/Facebook)

Keven Martel tentera ce que personne n’a encore réaliser, soit de parcourir le Canada du point le plus à l’est au point le plus à l’ouest géographiquement, en solitaire, sans moyen motorisé et en demeurant toujours au nord du 50e parallèle, mais avant cela, il va parcourir 360 kilomètres entre la Garnison Saint-Jean et la Garnison Valcartier.

Après 14 ans au sein des Forces armées canadiennes, il est désormais vétéran, conférencier, coach et aventurier. Keven Martel sera donc de passage à la base militaire de Saint-Jean pour le Jour du Souvenir.

Le 11 novembre, à 12h, à la guérite principale de la base de Saint-Jean-sur-Richelieu, chemin du Grand-Bernier Sud, Keven Martel va commencer à courir six ultra-marathons d’affilés, soit 360 kilomètres en six jours seulement, pour rejoindre Valcartier le 16 novembre.

Bien sûr, Keven sera attendu par une cohorte de militaires à son arrivée. Dans tout ce que Keven accomplit, son objectif demeure le même: aider les gens qui ont été «brisés» durant leur service militaire et leur démontrer qu’il ne faut jamais perdre espoir malgré ce sentiment d’abattement, mais continuer à avancer, un kilomètre à la fois.

En interview avec 45eNord.ca, il explique se garder une discipline de vie depuis qu’il a quitté les Forces armées canadiennes. «Je me donne des défis dans la vie pour garder une bonne discipline. Je sais que les ultramarathons ça va faire mal, je vais avoir des douleurs, ça va me briser, mais c’est ça qui me renforce».

Son tour en Afghanistan en 2009 l’a durablement marqué, et l’a convaincu que le rétablissement des blessures mentales et physiques passent par le sport.

Il va donc courir pour le Programme Sans limites, qui aide les militaires actifs et les vétérans à surmonter leur maladie physique ou mentale, et donner un message d’inspiration et de la visibilité au programme.

Mais ce défi n’est qu’une première étape vers un encore plus grand en 2019.

En juin 2019, il va parcourir environ 10 000 km, tout en restant au nord du 50e parallèle, ce qui le mènera dans les coins les plus arides du pays, là où peu de gens ont posé les pieds et où la difficulté d’accès engendre des délais considérables dans les situations de secours, à un point tel que cela peut faire une nette différence entre la vie et la mort.

Keven traversera sept provinces et deux territoires dans lesquels il rencontrera plusieurs types de végétation : la forêt boréale, la forêt subarctique et la toundra. Du loup au grizzly, en passant par l’ours noir, Keven devra être prudent et rassembler toutes ses connaissances afin d’affronter ces nombreux prédateurs auxquels il fera face en cours de route.

Il recevra l’encouragement inexorable des médias tout au long de son périple, qui, sans eux, n’aurait pas la même valeur. Le départ se tiendra au cap d’Espoir, à Terre-Neuve, et l’arrivée aura lieu au point de jonction entre la frontière Alaska-Yukon et l’océan Arctique.

Aujourd’hui conférencier et coach personnel, il porte le message de la résilience et de l’importance de sortir de sa zone de confort; qu’en vivant la solitude et les difficultés, l’être humain ne peut qu’en ressortir grandi.

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