Yémen: les rebelles iront sous condition aux pourparlers de paix

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Des blindés des forces progouvernementales yéménites dans une zone industrielle détruite par les combats le 19 novembre 2018 dans la ville portuaire de Hodeida cruciale pour l’arrivée de l’aide humanitaire, le 19 novembre 2018. (Archives/AFP/STRINGER)

Les rebelles Houthis au Yémen vont participer aux prochaines consultations de paix en Suède sous l’égide de l’ONU si les garanties pour leur départ et retour en sécurité au pays sont «maintenues», a déclaré jeudi un de leurs responsables.

L’émissaire de l’ONU, Martin Griffiths, cherche à réunir le pouvoir et les rebelles en Suède en vue de tenter de trouver un règlement politique au conflit qui ravage ce pays pauvre de la péninsule arabique depuis près de quatre ans.

L’ONU n’a fixé aucune date pour ces consultations, mais les États-Unis ont affirmé qu’elles auraient lieu début décembre et des diplomates onusiens ont estimé qu’elles pourraient débuter dès le 3 décembre.

«Je pense que la délégation nationale [des Houthis]sera là-bas en Suède, si Dieu le veut, le 3 décembre, si les garanties pour une sortie et un retour [des rebelles]en sécurité au pays sont maintenues», a affirmé sur Twitter Mohammed Ali al-Houthi, chef du Conseil révolutionnaire suprême des rebelles.

Il a aussi jugé nécessaires «des indices positifs qui montrent l’importance de la paix chez les autres parties».

C’est la première fois que les rebelles font état aussi clairement de leur participation aux pourparlers. Ils soulignaient régulièrement leur soutien aux efforts de paix.

De plus, c’est la première fois que l’un des protagonistes mentionne une date précise pour les discussions.

Le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi avait déjà annoncé qu’il irait en Suède.

M. Griffiths, qui s’est rendu la semaine dernière au Yémen, a multiplié les efforts avec toutes les parties en conflit pour les persuader de participer aux discussions de paix.

Les derniers pourparlers, organisés sous l’égide de l’ONU à Genève en septembre, avaient échoué, les rebelles n’ayant pas fait le déplacement, disant craindre pour leur sécurité.

La guerre au Yémen opposant les forces pro-gouvernementales, appuyées par une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite, aux rebelles pro-iraniens, a fait depuis 2015 quelque 10 000 morts et provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l’ONU.

Le pays est aujourd’hui quasiment divisé en deux, les loyalistes contrôlant le sud et une bonne partie du centre tandis que les rebelles tiennent la capitale Sanaa ainsi que le nord et une grande partie de l’ouest.

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