Bangladesh: huit islamistes jugés pour une attaque qui a tué 18 étrangers en 2016

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Des policiers bangladais près d’un blessé à Dacca, le 2 juillet 2016. (Archives/STR/AFP)

Huit islamistes présumés ont commencé d’être jugés lundi au Bangladesh pour leur participation à une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique en 2016 dans un café de Dacca qui avait tué 22 civils, dont 18 étrangers.

Les huit membres d’une organisation extrémiste locale étaient les « collaborateurs » des cinq assaillants tués lorsque la police est intervenue dans le café Holey Artisan Bakery, selon le procureur.

Ces huit suspects, qui risquent la peine de mort s’ils sont reconnus coupables, « ont aidé à organiser l’attaque et ont fourni des armes et des munitions », a souligné le procureur Jahangir Alam Chowdhury à l’AFP.

Six accusés étaient présents, deux autres ayant pris la fuite. Plus de 200 témoins ont été convoqués devant un tribunal spécial chargé de la lutte antiterroriste dans la vieille ville de Dacca, sous haute sécurité.

Des hommes armés de fusils d’assaut et de machettes ont assiégé en juillet 2016 le café, fréquenté par des étrangers, situé dans le quartier huppé de Gulshan à Dacca.

22 civils et deux policiers ont été tués.

Après une opération de dix heures, les forces de l’ordre avaient libéré des dizaines d’otages.

Huit assaillants, dont le cerveau Tamim Ahmed Chowdhury, un Canadien d’origine bangladaise, ont été tués pendant des raids à Dacca et ses environs pendant les mois qui ont suivi.

Parmi eux, figuraient les commandants d’une nouvelle faction du groupe extrémiste bangladais Jamayetul Mujahideen Bangladesh (JMB), auquel la police a attribué l’attaque.

Le gouvernement a toujours nié que les réseaux jihadistes internationaux aient des relais au Bangladesh.

L’agence Amag, liée au Groupe EI avait pourtant publié de nombreux détails de l’attaque et des images sanglantes prises à l’intérieur du café.

L’attaque revendiquée par le groupe Etat islamique voulait déstabiliser ce pays musulman de 165 millions d’habitants, selon la police.

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