La Russie détient un Américain suspecté d’espionnage, indique le FSB

Le FSB (en russe : ФСБ) ou Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie est un service secret de la Russie, chargé des affaires de sécurité intérieure.(Andrei Stenin/Sputnik)
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Le FSB (en russe : ФСБ) ou Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie est un service secret de la Russie, chargé des affaires de sécurité intérieure.(Andrei Stenin/Sputnik)

La Russie a arrêté un citoyen américain accusé d’espionnage, ont annoncé lundi les services secrets russes du FSB, dans un contexte déjà lourd d’affaires de ce type entre Moscou et les Occidentaux.

L’Américain a été arrêté vendredi à Moscou « alors qu’il commettait un acte d’espionnage » et une procédure a été ouverte au titre de l’article 276 du Code pénal, prévoyant des peines pouvant aller jusqu’à vingt ans d’emprisonnement, ont-ils précisé dans un communiqué.

Le nom de l’Américain, tel qu’il est présenté en russe, est Paul Whelan.

Aucun autre détail n’a été fourni dans l’immédiat.

Cette arrestation intervient au moment où la Russie est mise en cause en Occident dans plusieurs scandales d’espionnage.

Le président russe, Vladimir Poutine, a accusé les pays occidentaux d’avoir recours à de telles affaires pour tenter de saper une puissance russe s’affirmant sur l’échiquier international. « Cela est lié à l’affirmation du pouvoir russe », a déclaré le chef de l’Etat russe lors de sa récente conférence de presse annuelle.

Parmi ces affaires d’espionnage, l’empoisonnement d’un ancien agent double russe, Sergueï Skripal, et de sa fille en Angleterre, attribué à Moscou pour les responsables britanniques. Le Kremlin a fermement démenti toute implication. L’affaire a provoqué une grave crise diplomatique.

Même chose pour l’affaire concernant la Russe Maria Butina, arrêtée en juillet dernier à Washington et inculpée pour « complot » en vue de « promouvoir les intérêts de la Russie », ce pour quoi elle a plaidé coupable. Le Kremlin a qualifié ces accusations d' »infondées ».

Maria Butina encourt une peine de six mois de prison, suivie d’une expulsion probable.

Selon la justice américaine, Maria Butina, 30 ans, avait noué des contacts dans l’appareil politique américain via le principal lobby pro-armes des Etats-Unis.

Elle est la première Russe dont la culpabilité a été reconnue à la suite de l’une des nombreuses enquêtes portant sur les ingérences de Moscou dans la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis.

L’administration Trump est engluée depuis 18 mois dans une enquête sur une éventuelle collusion entre les conseillers de M. Trump et des responsables russes afin de favoriser sa victoire en 2016. Donald Trump dénonce régulièrement une « chasse aux sorcières » menée par le FBI et les démocrates.

Le conflit dans l’est de l’Ukraine entre forces gouvernementales et séparatistes prorusses qui a fait plus de 10.000 morts depuis 2014 pèse également sur les relations entre la Russie et les pays occidentaux, avec notamment son cortège de sanctions. L’Occident reproche à Moscou son soutien aux mouvements séparatistes. Le Kremlin dément de telles accusations.