Poutine se félicite de l’essai réussi d’un nouveau missile hypersonique

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Vladimir Poutine, le 26 décembre 2018 au centre de contrôle national de la Défense à Moscou. (Sputnik)
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Vladimir Poutine, le 26 décembre 2018 au centre de contrôle national de la Défense à Moscou. (Sputnik)
Le président russe Vladimir Poutine s’est félicité mercredi de l’essai réussi d’un nouveau missile hypersonique, saluant l’arrivée d’une « nouvelle arme stratégique » dans l’arsenal de la Russie.

« La Russie a une nouvelle arme stratégique », a déclaré M. Poutine au cours d’une réunion gouvernementale à Moscou, saluant un événement « important » pour les forces armées russes.

En mars, le chef de l’Etat russe avait dévoilé avec fierté une nouvelle génération d’armes russes, évoquant des « missiles invincibles ». Il avait notamment parlé d’engins hypersoniques capables d’atteindre 20 fois la vitesse du son et de briser les systèmes de défense antiaériens.

Selon le service de presse du Kremlin, le président russe s’est rendu mercredi dans un centre militaire de la capitale pour ordonner le tir d’un missile hypersonique.

Parti du sud de la Russie, l’engin, baptisé « Avangard », a selon le Kremlin atteint sa cible à 4.000 kilomètres de là, dans la péninsule du Kamtchatka (Extrême-Orient).

« Sur mes instructions, le ministère de la Défense a préparé et effectué le test final de ce système. Cela vient d’être réalisé avec un succès complet », a ensuite affirmé M. Poutine, pendant une rencontre avec les membres du gouvernement.

Cette déclaration intervient après l’annonce en octobre par le président américain Donald Trump de son intention de retirer les Etats-Unis du traité INF interdisant la mise au point d’armes nucléaires de portée intermédiaire.

Son homologue russe avait pour sa part prévenu qu’en cas du retrait américain, la Russie reprendrait la fabrication d’armements interdits par ce traité conclu en 1987 entre l’URSS et Washington.

La Russie vante les capacités de ses nouveaux missiles hypersoniques

Et la Russie a vanté jeudi les capacités de ses nouveaux missiles hypersoniques « pratiquement » impossibles à abattre, tout en assurant vouloir simplement « assurer sa sécurité » avec ces nouvelles armes, dans un contexte de craintes de relance de la course aux armements entre Moscou et Washington.

Vladimir Poutine, qui avait dévoilé avec fierté en mars une nouvelle génération de missiles russes « invincibles », a supervisé mercredi l’essai de l’un d’eux, baptisé Avangard.

« Les derniers tests ont montré qu’il a atteint des vitesses proches de Mach 30. Il a atteint une vitesse de Mach 27 », soit 27 fois la vitesse du son et plus de 33.000 kilomètres par heure, s’est félicité jeudi le vice-Premier ministre Iouri Borissov sur la chaîne russe Rossiïa 24.

« A de tels vitesses, pratiquement aucun système antimissile ne peut l’abattre », a-t-il ajouté.

Il a précisé que ces missiles se distinguaient par le fait qu’il était « impossible de prévoir où il se trouvera le moment suivant », assurant que la manière de le manoeuvrer « annule pratiquement toute défense antimissile ».

Les missiles Avangard doivent équiper l’armée russe dès l’année prochaine.

« La Russie a une nouvelle arme stratégique », s’est félicité mercredi M. Poutine après avoir supervisé un test: parti du sud de la Russie, l’engin a selon le Kremlin atteint sa cible à 4.000 kilomètres de là, dans la péninsule du Kamtchatka (Extrême-Orient).

Ces missiles hypersoniques font partie de la nouvelle génération d’armes russes présentées en mars par Vladimir Poutine lors de son principal discours de campagne, au ton très belliciste envers les Occidentaux, avant sa réélection à un quatrième mandat.

Washington avait réagi en accusant Moscou de « violation directe » des traités internationaux signés par la Russie, dont le traité INF sur les armes nucléaires à portée intermédiaire, paraphé par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev en 1987.

Depuis, Donald Trump a annoncé son intention de sortir de ce traité et Vladimir Poutine a menacé de développer de nouveaux missiles balistiques de portée intermédiaire si le retrait américain se concrétisait, en adaptant notamment les missiles Kalibr, développés pour les frégates de la Marine russe, et les missiles air-sol Kh-101, pour être lancés depuis le sol.

Début décembre, l’Otan a adopté une déclaration dans laquelle elle accuse Moscou d’avoir violé le traité INF et de faire peser des risques importants sur la sécurité euro-atlantique, appelant Moscou à « revenir sans délai à un respect total et vérifiable ».

Sans évoquer le traité INF, le conseiller du Kremlin Sergueï Ivanov a assuré jeudi à la télévision que les nouveaux missiles Avangard respectaient le nouveau New Start de réduction du nombre des armes stratégiques signé en 2010 pour dix ans entre la Russie et les Etats-Unis.

Il a assuré que le développement de ces armes ne servaient pas à impressionner mais à « assurer la sécurité (de la Russie) pour de nombreuses décennies à de moindres coûts », les nouveaux missiles étant plus efficaces que les précédents.

« Nous ne comptons rentrer dans aucune course aux armements ni maintenant, ni à l’avenir », a-t-il martelé.

Vladimir Poutine et Donald Trump ont multiplié les déclarations de ce type ces derniers mois sans apaiser les craintes dans un contexte où l’Otan et la Russie ont considérablement renforcé leurs capacités militaires ces dernières années.