Rencontre entre le chef d’état-major russe et un haut responsable de l’Otan

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Le général Valéri Guerassimov, chef d’état-Major des forces armées de la Russie, en novembre 2015. (Archives/ministère russe de la Défense)

Le chef de l’état-major de l’armée russe, le général Valéri Guerassimov, s’est entretenu mercredi avec le commandant des forces de l’Otan en Europe, Curtis Scaparrotti, a annoncé le ministère russe de la Défense.

Cette rencontre, qui a eu lieu à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, intervient une semaine après un ultimatum adressé par l’Alliance atlantique et Washington à la Russie, lui donnant 60 jours pour se conformer au traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) de 1987, faute de quoi les Etats-Unis se retireront de l’accord.

L’Otan et les Etats-Unis accusent Moscou de violer le traité INF par la mise au point d’un nouveau système de missile, des accusations rejetées par la Russie comme « sans fondement ».

Lors de leur rencontre, Valéri Guerassimov et Curtis Scaparrotti « ont échangé leur opinions sur la situation dans le domaine de la sécurité européenne et globale », indique le communiqué du ministère russe de la Défense.

Le général Guerassimov a « souligné que le renforcement de la présence militaire de l’Otan près des frontières russes ne contribue pas à l’apaisement des tensions », selon la même source.

Les deux parties ont également échangé des informations sur leurs « évènements les plus importants prévus en 2019 » tels que les exercices militaires et « confirmé leur intérêt à maintenir les contacts », ajoute le communiqué.

Le président russe Vladimir Poutine avait ordonné en 2016 le renforcement de la force de frappe nucléaire de la Russie, ainsi qu’une modernisation des armements, en réponse au renforcement de la présence militaire de l’Otan à ses frontières, perçu comme une menace.

Il avait également vanté dans un discours devant le Parlement russe en mars dernier les nouvelles armes « invincibles » mises au point par son pays, faisant craindre une nouvelle course aux armements avec les Etats-Unis.

Le traité INF, signé en 1987 par les dirigeants américain et soviétique de l’époque, Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, a aboli l’usage de toute une série de missiles d’une portée variant de 500 à 5.500 km.

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