«5000 soldats en Colombie» : les notes de John Bolton intriguent

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John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, lors d’un discours à la Heritage Foundation à Washington (Etats-Unis), le 13 décembre 2018. (AFP)
John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, n’a pas pris soin de dissimuler ses notes lorsqu’il est venu répondre lundi aux questions des journalistes dans la salle de presse de la Maison-Blanche.

En pleine crise au Venezuela, une ligne griffonnée en haut du bloc-notes qu’il tenait dans sa main a retenu l’attention : « 5000 soldats en Colombie », peut-on lire en regardant de près les clichés du point de presse.  

Sollicité sur la signification de cette inscription, un responsable américain a simplement indiqué ne pas disposer d’informations accréditant ce chiffre.

Interrogé durant ce point de presse sur une éventuelle intervention militaire américaine au Venezuela, M. Bolton avait réaffirmé, comme l’avait fait Donald Trump la semaine dernière, que « toutes les options » étaient sur la table.

Les États-Unis ont encore fait monter la pression sur le régime de Nicolas Maduro en annonçant des sanctions contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne et en appelant l’armée à accepter le transfert pacifique du pouvoir à l’opposant Juan Guaido.

Le Canada convoquera le Groupe de Lima et d’autres pays au sujet de la crise au Venezuela

De son côté, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a annoncé aujourd’hui que le Canada accueillera la 10e réunion ministérielle du Groupe de Lima à Ottawa, en Ontario, le 4 février 2019.

Depuis août 2017, le Canada travaille en étroite collaboration avec le Groupe de Lima, qui regroupe plus d’une douzaine de pays d’Amérique latine et des Caraïbes, pour faire face à la crise politique, économique et humanitaire au Venezuela. Au cours de cette période, le Groupe de Lima a tenu neuf réunions officielles, dont une réunion ministérielle organisée par le Canada à Toronto, en Ontario, en octobre 2017.

La prochaine réunion rassemblera les ministres des Affaires étrangères des pays du Groupe de Lima ainsi que des participants de l’ensemble de la communauté internationale. Ils se réuniront pour discuter de l’appui à Juan Guaidó, président par intérim du Venezuela, et pour explorer les moyens par lesquels la communauté internationale peut soutenir davantage le peuple du Venezuela.

Citations

« Cette crise pose d’énormes défis sur les plans sécuritaire, humanitaire et économique pour tout l’hémisphère. C’est pourquoi j’annonce aujourd’hui que le Canada sera l’hôte d’une réunion urgente du Groupe des pays de Lima, à Ottawa, le 4 février, pour discuter des mesures que nous pouvons prendre pour appuyer le président intérimaire Juan Guaidó et le peuple du Venezuela. »

    Chrystia Freeland, C.P., députée fédérale, ministre des Affaires étrangères

Faits en bref

  • Depuis 2015, plus de 3 millions de Vénézuéliens ont été contraints de fuir leur foyer à la recherche de nourriture, de soins de santé et d’autres services de base.
  • Le 23 janvier 2019, le Canada et le Groupe de Lima ont reconnu Juan Guaidó, président de l’Assemblée nationale, comme président intérimaire du Venezuela.
  • Le Groupe de Lima a été créé le 8 août 2017 pour coordonner les efforts des pays et exercer une pression internationale sur le régime illégitime Maduro au Venezuela.
  • Le Canada a accueilli la troisième réunion ministérielle du Groupe de Lima à Toronto, en Ontario, le 26 octobre 2017.

*Avec AFP

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