Emplois d’été dans la réserve et nouveau manège militaire à Saint-Hubert (PHOTOS/VIDÉO)

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Visite au 438e escadron tactique d'hélicoptères, le 16 janvier 2019. (Cpl Djalma Vuong-De Ramos/2e Division du Canada)
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Peu avant la réunion du cabinet fédéral à Sherbrooke, au Québec, loin de la capitale, pour préparer la rentrée parlementaire du 28 janvier, le ministre de la Défense nationale, arrivé au Québec hier, 15 janvier, a effectué une mini tournée qui l’a amené à Montréal et Saint-Hubert avant de se terminer à l’Université de Sherbrooke.

Le ministre Harjit Sajjan, accompagné du secrétaire parlementaire Serge Cormier, a rendu visite le 15 janvier au régiment des Fusiliers Mont-Royal afin de mettre en valeur le Programme d’emplois d’été à temps plein (EETP). Et aujourd’hui, il a souligné l’ouverture d’un nouveau manège militaire à la garnison de Saint‑Hubert, avant de se rendre 438eEscadron tactique d’hélicoptères pour y effectuer une courte visite.

Puis à l’université de Sherbrooke, accompagné du ministre du Développement international Marie-Claude Bibeau et du responsable du programme Innovation pour la défense, l’excellence et la sécurité (IDEeS) , M. Éric Fournier, le ministre a annoncé les contrats octroyés à la suite du premier appel de propositions de projets compétitifs dans le cadre du programme.

Au manège des Fusiliers Mont-Royal, Harjit Sajjan a souligné le succès des Forces armées canadiennes durant la première année du programme d’Emploi d’été à temps plein et encouragé les militaires admissibles à participer au programme durant l’été 2019.

En 2018, le programme a dépassé les attentes et, à l’échelle canadienne, plus de 7 200 réservistes de l’Armée canadienne y ont participé.

Le programme est destiné aux nouvelles recrues et aux réservistes de l’Armée qui en sont à leurs quatre premières années de service. Il offre des emplois à temps plein dans divers métiers au Canada pour une période de quatre mois, du 1er mai au 31 août 2019.

De plus, la priorité dans ce programme sera accordée à l’instruction et à l’emploi qui fera le plus progresser les participants dans leurs domaines choisis.

Ce programme est d’autant plus important qu’un des objectifs de la nouvelle politique de défense du Canada dévoilé en juin 2017 de faire passer la taille de la Force de réserve à 30 000 militaires (une augmentation de 1 500 militaires) et réduire le processus de recrutement à quelques semaines.

Et le Québec n’est pas en reste: ce sont en 2018 1 400 réservistes qui ont participé au programme, nous expliquait sur place lors de la visite du ministre le brigadier-général Christian Mercier, aujourd’hui commandant adjoint de la 2e Division du Canada après avoir passé plusieurs années auparavant à la tête du 34ᵉ Groupe-brigade du Canada, dont le siège est à Montréal et qui regroupe quelque 2 000 réservistes et comprend 15 unités au Québec.

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Un nouveau siège ultra moderne pour les réservistes du 34 GBC

Et, parlant des réservistes, la deuxième étape de la mini tournée du ministre était le nouveau siège du 34e Groupe brigade du Canada, annoncé en août 2016.

Le nouveau manège militaire à la garnison de Saint-Hubert inauguré aujourd’hui représente un investissement de 50 millions de dollars dans les infrastructures de la Force de réserve.

Les installations nouvelles et rénovées seront utilisées par un certain nombre d’unités de la Force de réserve, y compris Le Régiment de Maisonneuve, le 34e Bataillon des services, le 41e Peloton de police militaire et, bien sûr, le Quartier général du 34e Groupe-brigade du Canada.

L’installation centralisée d’une superficie de 8 824 m2  offrira des locaux administratifs modernes, des salles de formation, un simulateur de tir, des aires d’entreposage pour les véhicules et l’équipement, des installations de mess communes et un gymnase.

Rencontré sur place, le ministre de la Défense, ex officier de la Réserve lui-même, a fait observer que tous ces investissements, dans les programmes destinés au personnel, mais aussi dans la brique et le béton, sont autant de témoignages de l’importance que son gouvernement attache à la Réserve.

Pour le ministre, la Réserve de l’Armée constitue un élément habilitant vital pour les Forces armées canadiennes et elle est déterminante pour la disponibilité opérationnelle de la force, particulièrement dans les opérations régionales et nationales., comme on a pu le voir lors des dernières inondations au Québec. En outre, dans le cadre des opérations internationales, les réservistes, ont l’importante mission de renforcer, de maintenir et de soutenir les forces déployées.

Lors d’une entrevue à 45eNord.ca pour l’inauguration du manège, le ministre Sajjan ne s’est pas montré peu fier de ce bâtiment qui a été conçu en respectant les critères de la certification LEED®(Leadership in Energy and Environmental Design) de niveau « Argent », cequi permettra à la Défense de réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant de ses bâtiments et de ses véhicules non militaires de 40 p. 100 (par rapport aux niveaux établis en 2005) d’ici 2030, appuyant ainsi le nouvel objectif fédéral de réduction des émissions de 80 p. 100 d’ici 2050.

Et maintenant, l’avenir

Finalement, dernière étape avant de s’enfermer avec ses collègues trois jours pour préparer la rentrée parlementaire, le ministre de la Défense a annoncé les contrats octroyés à la suite du premier appel de propositions de projets compétitifs du programme d’innovation pour la défense, l’excellence et la sécurité (IDEeS).

Le programme IDEeS, dont on a abondamment parlé sur 45eNord.ca, permet au ministère de la Défense nationale et aux Forces armées canadiennes de tirer parti de l’innovation et de l’ingéniosité des Canadiens et des Canadiennes dans le but d’enrichir les capacités de défense et d’influer sur les décisions futures en matière de défense et de sécurité.

Les Projets compétitifs sont des appels de propositions de projets visant à résoudre des défis en défense et sécurité. Le programme IDEeS offre alors du soutien financier sous forme de contrats et accords de contribution.

C’est ainsi qu’à peine neuf mois après sa mise en œuvre, IDEeS a illustré un accès amélioré à l’innovation en matière de défense et de sécurité par l’investissement de 26,8 millions de dollars dans 160 contrats qui s’inscrivent dans le premier appel de propositions, lequel a été lancé en avril 2018.

Et ça ne va pas s’arrêter là.

Le deuxième appel de propositions, qui visait neuf défis, a été lancé le 18 octobre 2018 et a pris fin le 27 novembre 2018. Les premiers contrats issus de cet appel de propositions seront octroyés en février 2019.

Les contrats octroyés gravitent autour de 16 défis. Des défis militaires et techniques, comme la performance humaine dans les environnements climatiques extrêmes, la détection et classification des objets d’intérêt, la surveillance maritime persistante, la collaboration de systèmes robotiques , le positionnement, navigation et synchronisation résilients, non fondés sur le système mondial de localisation (GPS), et l’identification et caractérisation des objets spatiaux,.

Mais aussi des défis humains: comprendre et aborder le trouble de stress post-traumatique, recruter et maintenir en poste les femmes pour atteindre un niveau de représentation féminine de 25 % d’ici 2026, améliorer le rendement cognitif et le dernier défi, mais non le moindre, à caractère sociologique celui-là, avoir une compréhension approfondie du contenu des médias sociaux.

Parmi les organisations qui se voient attribuées des contrats, on note ici l’École de technologie supérieure à Montréal et l’entreprise Louis Tanguay Informatique de Québec qui reçoivent chacun un contrat de près de 200 000 $ pour une recherche sur le positionnement non fondé sur le Système mondial de localisation. (GPS).

L’Institut national d’optique de la rue Einstein à Québec et l’université Concordia à Montréal se voient octroyés un de recherche sur la détection d’agents chimiques .

Et l’université de Sherbrooke, où avaiit lieu l’annonce, un contrat de près de 100 000 sur les adaptations aux effets aigus répétés de la déshydratation: l’impact sur la performance physique, les fonctions cognitives, la régulation du volume plasmatique et les réponses endocrines, cardiovasculaires, thermorégulatrices et subjectives en milieu chaud , dans le du défi Performance humaine dans les environnements climatiques extrêmes