Les données de près de 1 000 transfuges nord-coréens piratées

es données sur les noms et les adresses de près 1 000 transfuges nord-coréens réfugiés en Corée du Sud ont été piratés au cours d’une attaque non attribuée. (Twitter/IIS_org)
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es données sur les noms et les adresses de près 1 000 transfuges nord-coréens réfugiés en Corée du Sud ont été piratés au cours d’une attaque non attribuée. (Twitter/IIS_org)
Les données sur les noms et les adresses de près 1 000 transfuges nord-coréens ont été piratés au cours d’une attaque informatique non attribuée, rapporte aujourd’hui l’International Institute for Strategic Studies.

L’International Institute for Strategic Studies (IISS) (Institut international d’études stratégiques) est un institut de recherche britannique considéré comme  l’« autorité majeure en matière de conflits politico-militaires».

Dans son rapport du 11 janvier sur les cyberattaques,  l’Institut rapporte que, fin décembre 2018, des pirates informatiques non identifiés ont volé des données sur les transfuges nord-coréens vivant en Corée du Sud en accédant à un ordinateur d’un centre de réinstallation géré par le ministère sud-coréen de l’Unification.

Les pirates, dit l’IISS, ont visé un ordinateur de bureau au centre de réinstallation North Gyeongsang en Corée du Sud, un des 25 centres du genre dans le pays où le gouvernement de Séoul aide quelque 32 000 transfuges nord-coréens à se refaire une vie en Corée du Sud.

Le 19 décembre, le ministère de l’Unification sud-coréen, responsable du centre, a été informé de la fuite après avoir découvert un programme malveillant installé sur cet ordinateur et les transfuges nord-coréens ont alors été informés que leurs noms, dates de naissance et adresses avaient ainsi été démasqués.

Bien que Séoul n’ait pas encore désigné de coupable, on sait que le gouvernement nord-coréen a volé des informations sur les transfuges dans le passé. Mais il s’agirait, toujours selon Séoul, de la première fuite d’information à une aussi grande échelle impliquant des transfuges nord-coréens.

Cet acte de piratage met véritablement en danger, non seulement les transfuges, mais surtout leurs familles restées en Corée du Nord.

Le gouvernement nord-coréen jusqu’ici ne connaît pas l’identité de tous ses citoyens qui ont fait défection. Certains peuvent être considérés comme des « personnes disparues » ou peuvent même avoir été déclarés morts.

Mais, si Pyongyang est bel et bien derrière ce piratage de données, les familles des transfuges courent maintenant un grave danger.

Des enquêtes du ministère de l’Unification et de la police sont actuellement en cours. Le ministère a quant à lui également  déclaré qu’il fera tout son possible pour empêcher qu’un tel incident ne se reproduise.