Le monde en proie à une «fragmentation» inquiétante, dit le chef de l’ONU

Le secrétaire général de L'ONU, Antonio Guterres, au Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 24 janvier 2019. (Twitter/@antonioguterres)
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Le secrétaire général de L’ONU, Antonio Guterres, au Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 24 janvier 2019. (Twitter/@antonioguterres)
Le monde est en proie à une « fragmentation » inquiétante, en raison en particulier des relations tendues entre Russie, États-Unis et Chine, a jugé jeudi à Davos le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.

«La relation entre les trois principales puissances mondiales, la Russie, les États-Unis et la Chine, n’a jamais aussi mal fonctionné qu’aujourd’hui», a-t-il dit lors du Forum économique mondial, parlant d’une situation « un peu chaotique ».

«Les rapports de force sont de moins en moins clairs», a-t-il ajouté, en appelant à défendre le principe du multilatéralisme.

Les États-Unis et la Chine sont engagés dans une confrontation commerciale à l’issue incertaine. Et les rapports entre Washington et Moscou semblent se tendre de jour en jour, entre les soupçons d’ingérence russe dans les élections américaines, et plus récemment l’accusation d’« ingérence » portée par le Kremlin contre les pays occidentaux dans la crise au Venezuela.

«Nous vivons dans un monde où les problèmes sont de plus en plus fragmentés, et les réponses de plus en plus fragmentées», a dit M. Guterres. «Si cette tendance ne s’inverse pas, nous courons au désastre».