Trump accueille les dépouilles des victimes américaines de Minbej

La base aérienne de Dover, située à environ une heure de vol au nord de Washington, est utilisée pour le retour aux États-Unis des corps des militaires américains morts au cours d'opérations extérieures.(Twitter)
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La base aérienne de Dover, située à environ une heure de vol au nord de Washington, est utilisée pour le retour aux États-Unis des corps des militaires américains morts au cours d’opérations extérieures.(Twitter)
Le président américain Donald Trump s’est rendu samedi sur la base aérienne de Dover, dans le Delaware, où ont été rapatriées les dépouilles des quatre Américains tués mercredi dans un attentat-suicide à Minbej, en Syrie.

«Je vais aller à Dover pour être avec les familles de quatre personnes très spéciales qui ont perdu la vie au service de notre pays», avait-il tweeté samedi matin.

Cette base aérienne, située à environ une heure de vol au nord de Washington, est utilisée pour le retour aux États-Unis des corps des militaires américains morts au cours d’opérations extérieures.

M. Trump, en compagnie de plusieurs officiers de hauts rangs ainsi que du secrétaire d’État Mike Pompeo et du ministre de la Défense par intérim Patrick Shanahan, a assisté au pied de la rampe de l’avion-cargo C-17 à la sortie du cercueil recouvert du drapeau américain de Scott A. Wirtz, un civil originaire de St. Louis (Missouri). Il devait faire de même avec les trois autres victimes.

Auparavant, il avait discuté avec des membres de leurs familles dans un bâtiment proche mais aucun détail n’a été fourni sur la durée ni sur le contenu de ces entretiens.

S’il n’a rien dit publiquement durant ce déplacement, le président avait confié depuis les jardins de la Maison-Blanche avant de s’envoler pour Dover que rencontrer des familles de soldats tués était «la chose la plus difficile [qu’il ait] à faire en tant que président».

Dix-neuf personnes ont été tuées – dont deux militaires américains, un employé civil et un sous-traitant du Pentagone – dans l’attentat-suicide de Minbej, revendiqué par le groupe État islamique.

Cette attaque est la plus meurtrière pour les forces américaines engagées en Syrie depuis 2014, selon les statistiques du Pentagone qui rapportent la mort par le passé de deux Américains tombés au combat dans le pays, dans deux incidents distincts. L’une des victimes, Shannon Kent, est la première Américaine à mourir au combat en Syrie.

Elle s’est produite après l’annonce en décembre d’un retrait prochain des troupes américaines de Syrie. Donald Trump avait justifié ce désengagement en assurant que l’EI avait été vaincu.

Avant son départ pour le Delaware, il a déclaré qu’« en deux ans, nous avons réduit le territoire [de l’EI] d’environ 99 % ».

«Nous n’avons pas arrêté. […] Nous avons frappé l’EI très durement au cours des trois dernières semaines […] et ça se passe très bien», a-t-il poursuivi, réitérant son affirmation qu’à son arrivée à la Maison-Blanche en janvier 2017, «la Syrie était un bourbier total».