Trump n’a «pas endossé le costume» de président, dit Mitt Romney

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L’ancien candidat républicain à la présidentielle américaine Mitt Romney a exprimé ses doutes concernant la stature de Donald Trump, estimant qu’il n’avait « pas endossé le costume » de président.

«La présidence Trump a effectué un piqué en décembre. […] Sa conduite ces deux dernières années et tout particulièrement ses mesures ce mois-ci démontrent que le président n’a pas endossé le costume de sa fonction», déplore-t-il dans une tribune au Washington Post mercredi.

«Avec un pays aussi divisé, remonté et en colère, un leadership présidentiel riche de qualités de caractère est indispensable», poursuit celui qui s’apprête, avec d’autres, à entrer au Sénat après les élections de mi-mandat en novembre.

Donald Trump a répondu sur un ton plutôt modéré à cette tribune du sénateur élu de l’Utah. « Ça commence avec Mitt Romney, mais si tôt ! La question sera, est-il un Flake ? Je n’espère pas », a écrit mercredi le locataire de la Maison-Blanche sur Twitter, faisant référence à Jeff Flake, sénateur républicain de l’Arizona, critique régulier de Donald Trump, qui s’apprête à quitter ses fonctions.  

«Préférerais vraiment que Mitt se focalise sur la sécurité à la frontière et plein d’autres choses où il peut être utile. J’ai gagné et pas lui. Il devrait être heureux pour tous les républicains», a poursuivi le 45e président des États-Unis.    

Ce n’est pas la première fois que les deux hommes croisent le fer. Le candidat malheureux à l’élection de 2012 avait traité Donald Trump de « charlatan » pendant la campagne présidentielle de 2016, même s’il avait ensuite tempéré ses déclarations publiques.  

En juillet dernier, il avait éreinté Donald Trump pour sa conférence de presse « honteuse » aux côtés du président russe Vladimir Poutine à Helsinki.   

Dans sa tribune, Mitt Romney a indiqué avoir été dans un premier temps encouragé par l’arrivée de personnalités telles que James Mattis au Pentagone ou John Kelly comme Secrétaire général de la Maison-Blanche.

Mais il s’était alarmé le mois dernier de l’annonce présidentielle, contre toute attente, du retrait des soldats américains de Syrie, suivie de la démission de Jim Mattis en signe de protestation.

Mitt Romney a assuré toutefois qu’il n’avait pas l’intention de «commenter chaque tweet ou erreur» présidentielle. « Mais je m’élèverai contre toute déclaration ou mesure source de divisions, raciste, sexiste, contre les immigrés, malhonnête ou qui sape les institutions démocratiques », a-t-il écrit.