Un Canadien soupçonné d’avoir soutenu l’attaque au Kenya

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Le Canadien Guleid Abdihakim, deuxième à partir de la gauche sur la photo, et quatre autres suspects, dont deux chauffeurs de taxi et un ont comparu vendredi 18 janvier devant un tribunal de Nairobi, soupçonnes d’avoir aidé l’attaque d’un commando shebab qui s’est terminé mercredi 16 janvier. (Twitter/@sang_254)
Un Canadien est soupçonné d’avoir aidé à perpétrer l’attaque des shebab somaliens, affiliés à Al-Qaïda, qui a fait 21 morts cette semaine à Nairobi, au Kenya, rapporte aujourd’hui l’agence américaine Associated Press.

Revendiquée par les islamistes somaliens shebab, l’attaque par un commando de cinq islamistes radicaux qui a débuté mardi après-midi et pris fin mercredi matin après un siège de près de 20 heures, a tué 21 personnes et fait 28 blessés.

Outre le kamikaze qui s’est donné la mort et les assaillants tués sur place, l’enquête a permis l’arrestation de plusieurs suspects supplémentaires.

Aujourd’hui, le Canadien Guleid Abdihakim et quatre autres suspects, dont deux chauffeurs de taxi et un employé d’une firme de transfert d’argent, ont comparu devant un tribunal de Nairobi, soupçonnes d’avoir aidé les hommes armés qui ont attaqué le complexe hôtelier situé dans un quartier huppé de la capitale.

Le juge a ordonné la détention des cinq hommes pendant 30 jours, pendant que l’enquête se poursuit.

Les suspects font l’objet d’une enquête notamment pour « conspiration en vue de commettre un acte terroriste » et « appartenance à un groupe terroriste », selon des documents déposés par les enquêteurs

Le Canadien, pour sa part, a été arrêté pour des communications téléphoniques suspectes avec les assaillants qui, aux dire des procureurs, communiquaient constamment à partir de plusieurs numéros de téléphone somaliens.

Onze personnes ont jusqu’à présent été arrêtées dans le cadre de cette enquête et les procureurs cherchent maintenant d’autres suspects, au Kenya et à l’étranger.

Les shebab somaliens avait également attaqué en 2013 le Westgate Mall de Nairobi, faisant 67 morts, puis en 2015 l’université de Garissa, faisant 147 victimes.

En Somalie, les frappes aériennes américaines et une force multinationale de l’Union africaine, l’AMISOM, dont fait partie le Kenya, tiennent les shabab en échec, mais le groupe, autrefois dominant, demeure capable de lancer des attaques spectaculaires en représailles pour la présence militaire kényane en Somalie.