Un haut responsable nord-coréen en route pour Washington

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo (d) et Kim Yong Chol, bras droit du leader nord-coréen Kim Jong Un, le 7 juillet 2018 à Pyongyang. (POOL/AFP/Andrew Harnik)
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Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo (d) et Kim Yong Chol, bras droit du leader nord-coréen Kim Jong Un, le 7 juillet 2018 à Pyongyang. (Archives/POOL/AFP/Andrew Harnik)
Un très haut responsable nord-coréen est en route pour Washington, après une escale à Pékin, où il s’entretiendra avec le secrétaire d’État Mike Pompeo avant un éventuel sommet entre les États-Unis et la Corée du Nord, indiquent les médias sud-coréens.

Kim Yong Chol est le bras droit du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et l’interlocuteur privilégié de M. Pompeo dans les négociations en cours sur la dénucléarisation.

Selon l’agence sud-coréenne Yonhap, le dignitaire nord-coréen, accompagné de deux représentants nord-coréens, a quitté Pékin à bord d’un vol de United Airlines attendu jeudi soir à Washington.

Il devrait rencontrer vendredi M. Pompeo avant une visite de courtoisie à M. Trump, poursuit l’agence selon laquelle il est vraisemblablement porteur d’une lettre de M. Kim pour le président américain.

Ce voyage intervient au moment où semble se préparer, probablement en Thaïlande ou au Vietnam, un second sommet entre MM. Trump et Kim, en dépit de l’absence de progrès dans les négociations sur la dénucléarisation.

M. Kim s’est rendu la semaine dernière à Pékin pour y rencontrer le président chinois Xi Jinping.

Lors de leur première rencontre, en juin à Singapour, qui intervenait après six mois de détente entre le Nord et le Sud, MM. Kim et Trump avaient signé une déclaration très vague en faveur de « la dénucléarisation de la péninsule coréenne ».

Mais aucun progrès n’a depuis été réalisé, les deux parties n’étant même pas d’accord sur le sens exact de cet engagement.

Pyongyang demande un allègement des sanctions adoptées par la communauté internationale en réponse à ses programmes nucléaire et balistique interdits. Mais les États-Unis considèrent que ces sanctions doivent être maintenues tant que la Corée du Nord n’aura pas renoncé à ses armes nucléaires.  

Pyongyang accuse les États-Unis d’exiger son désarmement unilatéral sans faire de concessions.

Une autre responsable nord-coréenne, Choe Son Hui, a également transité cette semaine par Pékin, sur le chemin de la Suède où elle pourrait rencontrer Stephen Biegun, représentant spécial des États-Unis pour la Corée du Nord.