Conférence de Munich: plaidoyer du Canada en faveur d’un monde fondé sur des règles

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Chrystia Freeland défend un ordre régi par des règles , a fait valoir la ministre Chrystia Freeland à Munich. (twitter/@cafreeland)
Notre partenariat en matière de sécurité concerne des pays ayant les mêmes idées et qui sont attachés à la primauté du droit et de la démocratie, a indiqué la ministre canadienne des Affaires étrangères qui participait les 15 et 15 février à la Conférence de Munich sur la sécurité.

Il est important de nous rappeler notre engagement fondamental de travailler ensemble et défendre ces valeurs, soutient Chrystia Freeland.

Le Canada continuera de rencontrer des pays avec qui il partage une même vision du monde afin de combler le fossé séparant les nations en cette période de vives tensions internationales, a déclaré la cheffe de la diplomatie canadienne qui a expliqué que cette stratégie est nécessaire pour « renforcer l’ordre international fondé sur des règles ».

« Nous pensons également que nous devons former des coalitions spécifiques autour de questions spécifiques », a-t-elle précisé, citant l’exemple du groupe de Lima qui a permis de renforcer l’opposition vénézuélienne dans sa lutte contre le président Nicolas Maduro.

Le groupe a contribué à identifier un prétendant à la succession du régime socialiste à Caracas, Juan Guaidó, « Il y a maintenant une très longue liste de pays qui ont reconnu Juan Guaidó comme président par intérim, a-t-elle soutenu. C’est un signe que la communauté internationale se rassemble autour de la démocratie au Venezuela. », a fait valoir Mme Freeland.

Mais le Canada ne mène pas – et ne devrait pas mener – la lutte contre le régime Maduro, a toutefois fait remarquer la ministre canadienne.«Il s’agit d’un processus dirigé par le peuple du Venezuela. Ce sont eux qui doivent gagner le combat. Le travail de la communauté internationale consiste à les soutenir, et c’est ce que nous faisons. »

Le Canada continuera également de désigner les pays qui violent les droits de la personne, citant la dénonciation du génocide des Rohingya musulmans au Myanmar comme un exemple d’une telle approche, a aussi déclarer Chrystia Freeland.

Ottawa a nommé l’ancien ministre libéral Bob Rae à titre d’envoyé spécial du Canada au Myanmar et s’est engagé à verser 300 millions sur trois ans pour lutter contre la crise dans ce pays et, enseptembre dernier, le Parlement a voté à l’unanimité pour dépouiller la dirigeante de facto du Myanmar, Aung San Suu Kyi, de sa citoyenneté canadienne honoraire pour ne pas avoir mis un terme aux atrocités commises contre le peuple Rohingya.

L ‘intervention canadienne à Munich en faveur d’un ordre international conforme aux règles survient au moment où un différend oppose Ottawa wt Pékin alors que l’arrestation au Canada de la dirigeante du géant des télécommunications Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des États-Unis a provoqué en représailles l’arrestation de deux Canadiens, Michael Spavor et de Michael Kovrig

De nombreux pays-dont l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Australie, l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie-se sont prononcés contre la détention des hommes. Plus tôt cette semaine à Munich, le sénateur américain Lindsey Graham a déclaré que la réaction américaine n’avait pas été assez forte.

En conférence téléphonique depuis Munich, la ministre a noté que les réactions internationales dénonçant la mesure chinoise sont un autre signe de rassemblement entre les pays.

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