Le gouvernement Guaido sera membre à part entière à la réunion du 25 février du Groupe de Lima

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Juan Guaido qui s'est auto-proclamé président du Venezuela accompagné de sa femme Fabiana Rosales s'adresse à la foule lors d'un rassemblement à Caracas, le 26 janvier 2019. (AFP)
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À sa réunion du 4 février à Ottawa, le Groupe de Lima, réitérant son appui au président intérimaire Juan Guaidó, a accueilli en son sein comme membre du groupe le gouvernement «légitime» de Juan Guaidó.   (AFP)

La ministre des Affaires étrangères canadienne, Chrystia Freeland, a annoncé vendredi qu’elle participera à la 11e réunion ministérielle du Groupe de Lima sur la crise au Venezuela, qui se tiendra à Bogotá, en Colombie, le 25 février 2019.

Cette annonce fait suite à la réunion fructueuse du Groupe de Lima qui s’est tenue à Ottawa le 4 février dernier.

Il s’agira de la première réunion du groupe de Lima à laquelle des représentants du gouvernement intérimaire du Venezuela, dirigé par le président par intérim Juan Guaidó, participeront à part entière.

Ils se joindront aux représentants des autres pays du Groupe pour discuter de la situation politique et économique au pays, ainsi que de l’aggravation de la crise humanitaire qui le frappe.

Compte tenu du nombre croissant de Vénézuéliens qui ont désespérément besoin d’aide et des personnes qui fuient le pays par centaines, la réunion portera principalement sur l’acheminement sûr et ininterrompu de l’aide humanitaire.

Le Canada est solidaire du peuple vénézuélien et réaffirme son droit à la paix, à la démocratie et au respect des droits de la personne.

Citations

« Au cours des deux dernières années, le monde a vu avec beaucoup d’inquiétude le Venezuela, sous le régime de Nicolás Maduro, sombrer dans le chaos. Tout au long de cette descente, la communauté internationale a fait entendre sa voix pour défendre les droits des Vénézuéliens. La réunion de lundi du Groupe de Lima continuera le travail important que le Canada accomplit avec ses partenaires du Groupe pour appuyer le peuple du Venezuela dans sa lutte pour la liberté et la démocratie. »

– L’hon. Chrystia Freeland, C.P., députée fédérale, ministre des Affaires étrangères

Faits en bref

  • Depuis 2015, plus de 3 millions de Vénézuéliens ont été contraints de fuir leur foyer à la recherche de nourriture, de soins de santé et d’autres services de base.
  • Le Groupe de Lima a été créé le 8 août 2017 à Lima, au Pérou, afin de coordonner les efforts des pays participants et d’exercer une pression internationale sur le Venezuela.
  • La dernière réunion du Groupe de Lima, qui s’est tenue à Ottawa, en Ontario, le 4 février 2019, a réuni les représentants des pays membres suivants : l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Guyana, le Honduras, le Panama, le Paraguay, le Pérou et Sainte-Lucie. Des représentants de l’Allemagne, de l’Équateur, de l’Espagne, des États-Unis, de la France, des Pays-Bas, du Portugal et du Royaume-Uni, de même que de l’Union européenne, participaient également à titre d’invités.
  • Le Groupe de Lima s’est engagé à soutenir les efforts du peuple vénézuélien pour restaurer la démocratie constitutionnelle dans leur pays.