Un vrai Blizzard Nordique pour les élofs à Valcartier (PHOTOS/VIDÉO)

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Exercice Blizzard Nordique 2019, à Valcartier. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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C’est avec appréhension pour certains, joies pour d’autres, mais enthousiasme pour tous, que les élèves-officiers du Collège militaire royal de Saint-Jean se sont retrouvés dans les secteurs d’entraînement de Valcartier la fin de semaine passée pour leur exercice hivernal annuel BLIZZARD NORDIQUE.

Dès jeudi soir les élèves-officiers avaient quitté leurs confortables chambres et salles de classes à Saint-Jean-sur-Richelieu pour se retrouver sur la base militaire de Valcartier.

«Il y a eu de la préparation. C’est de la survie, donc c’est pas de l’ingénierie c’est pas de l’architecture. C’est de donner des principes de base, puis ensuite appliquer ces principes de base-là, et il n’y avait pas un abri qui était pareil la nuit dernière, mais il semblait y avoir certains avec plus d’efficacité que d’autres, mais tout a bien fonctionné et ce sera des leçons apprises pour eux», explique ainsi le colonel Gervais Carpentier, commandant du Collège militaire royal de Saint-Jean, que 45eNord.ca a interviewé durant l’exercice, alors que la température était en chute libre.

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Si lors du précédent BLIZZARD NORDIQUE l’emphase avait surtout était mise sur le côté tactique, cette année c’est bien le côté survie en hiver qui était l’objectif principal.

Encadré par le staff du Collège, des militaires de Valcartier ou bien de techniciens en recherche et sauvetage, les élofs – dont pour nombre d’entre eux c’était la première fois qu’ils allaient vivre et survivre en extérieur en hiver – ont appris durant la fin de semaine les rudiments de la survie en hiver, en commençant par la base : premiers soins, abris, feu, se signaler, eau et nourriture.

Pour la construction d’un abri, les plus chanceux et adroits ont réussi à construire un queenzy, une sorte d’igloo mais fait à partir de neige durcie. Toutefois, comme la météo fut extrêmement changeante, d’autres n’ont pu réussir et, puisque la première règle est l’économie d’énergie, ce sont d’autres types d’abris qui ont été construits, en tenant compte notamment de la proximité du feu qu’il fallait installer pour que, le soir, les élofs n’aient pas vraiment à se lever pour remettre du bois dedans et donc perdre énergie et chaleur.

L’élof Aurélie Godard-Paquette, qui en est à son troisième exercice hivernal au Collège voit bien les changements année après année: «C’est différent d’il y a deux ans. On avait fait une partie survie, mais la première partie était surtout tactique avec des armes. L’année dernière c’était tactique, pas de survie. Et cette année c’est vraiment survie, on n’a pas d’armes, pas de webbing, on dors dehors une nuit, moi je vais leur donner mes petits trucs et c’est toujours le fun de jouer dans le bois!».

De son côté, l’élof Théophane Gay nous a confié que «Certains pourraient dire que c’est pas l’expérience la plus incroyable au monde d’être dans le froid, mais moi j’aime bien ça d’être dans le bois, ne plus penser à l’école, aux obligations académiques ou sportives. On est juste là à se concentrer sur notre abri, trouver de la nourriture, et c’est vraiment vraiment cool!».

Le dimanche matin, après que tous les escadrons eurent passés une journée en survie complète, c’est au champ de tir Trois-Rivières que les élofs avaient rendez-vous avec les différents types d’armes utilisés dans les Forces armées canadiennes, C6, C9.

Après presque 72 heures d’apprentissage hivernal, c’est en autobus que l’ensemble des escadrons sont retournés à Saint-Jean, les élofs fatigués mais heureux d’avoir découvert la nature et soi-même.