L’Iran parle de risques de soulèvements dans les pays alliés de Washington

Des tanks de la coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite, circulent près du port d’Aden, le 3 août 2015. (AFP/Archives / Saleh al-Obeidi)
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Des tanks de la coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite, circulent près du port d’Aden, le 3 août 2015. (AFP/Archives / Saleh al-Obeidi)
Les alliés des États-Unis au Moyen-Orient risquent d’être confrontés à des soulèvements de leurs « citoyens humiliés » s’ils continuent à dépendre de Washington, a averti un responsable iranien cité dimanche par l’agence officielle Irna.

Le président américain Donald «Trump et même ses vassaux ridiculisent et humilient jour et nuit l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, en disant « vous n’êtes rien sans nous et ne tiendriez pas un seul jour sans le soutien des États-Unis »», a prévenu l’amiral Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale en Iran.

En octobre, M. Trump avait affirmé que le roi Salmane d’Arabie saoudite, 83 ans, pourrait ne pas tenir «deux semaines» sans le soutien militaire des États-Unis, des propos ignorés par Riyad.

«Si les alliés des États-Unis dans la région poursuivent leur politique de dépendance aux ennemis de l’islam, ils seront confrontés au soulèvement de leurs citoyens humiliés», a ajouté M. Shamkhani, selon Irna.

Les relations entre l’Iran et ses voisins du Golfe se sont détériorées ces dernières années.

Les tensions se sont encore accentuées mi-février lorsque Téhéran a accusé l’Arabie saoudite, son principal rival au Moyen-Orient, et les Émirats arabes unis d’avoir été complices d’un attentat qui a tué 27 membres de l’armée d’élite iranienne.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont critiqué «les gouvernements perfides de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis» et mis en cause leur «soutien» aux «complots» ourdis par «les Israéliens et les Américains» contre l’Iran.

L’attentat qui a visé le 13 février un bus des Gardiens de la Révolution, dans la province du Sistan-Balouchistan (sud-est), a été revendiqué par le groupe djihadiste Jaïch al-Adel (Armée de la Justice), basé au Pakistan.