Mur des Lamentations: le secrétaire d’État américain rompt avec la coutume

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Le Mur des Lamentations se trouve à Jérusalem-Est, dont Israël s'est emparé en 1967 et qu'il a ensuite annexée. Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale «indivisible». Les Palestiniens revendiquent, eux, Jérusalem-Est comme la capitale de l'État auquel ils aspirent. (Wikipédia)
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Le Mur des Lamentations se trouve à Jérusalem-Est, dont Israël s’est emparé en 1967 et qu’il a ensuite annexée. Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale «indivisible». Les Palestiniens revendiquent, eux, Jérusalem-Est comme la capitale de l’État auquel ils aspirent. (Wikipédia)
Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo doit se rendre jeudi au Mur des Lamentations, à Jérusalem, aux côtés du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, rompant ainsi avec la coutume diplomatique.

C’est en effet la première fois qu’un responsable des États-Unis de son rang effectue cette visite hautement symbolique du site de prière le plus sacré des juifs avec le chef du gouvernement de l’État hébreu, ont indiqué deux anciens diplomates américains.

Le Mur des Lamentations se trouve à Jérusalem-Est, dont Israël s’est emparé en 1967 et qu’il a ensuite annexée. Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale «indivisible». Les Palestiniens revendiquent, eux, Jérusalem-Est comme la capitale de l’État auquel ils aspirent.

La communauté internationale juge illégale l’annexion de Jérusalem-Est et considère ce secteur comme territoire occupé.

En mai 2017, Donald Trump est devenu le premier président américain en exercice à se rendre au mur des Lamentations, mais sans être accompagné d’un responsable israélien.

«C’est quelque chose dont j’ai parlé au premier ministre Nétanyahou il y a un certain temps, et c’est notre première occasion pour y aller ensemble», a dit Mike Pompeo à la presse qui l’interrogeait sur cette première.

«Je crois qu’il est important, je crois qu’il est symbolique qu’un haut responsable américain s’y rende avec un premier ministre d’Israël», a-t-il ajouté, évoquant un «lieu très important pour de nombreuses religions».

Prié de dire pourquoi, dans ce cas, Donald Trump et le vice-président américain Mike Pence ne s’y étaient pas rendus avec Benyamin Nétanyahou lors de leur propre visite, il a simplement répondu : «Je ne sais pas».

Et il a aussi refusé de dire s’il s’agissait d’une évolution dans la manière dont les États-Unis considèrent le Mur des Lamentations. «Je suis impatient d’y aller», s’est-il borné à commenter.

Cette visite se déroule en pleine campagne électorale avant les législatives israéliennes du 9 avril, alors que Benyamin Nétanyahou est engagé dans une bataille incertaine pour rester au pouvoir. Il multiplie les occasions de s’afficher auprès des dirigeants américains, et se rendra la semaine prochaine à Washington auprès de Donald Trump, qui jouit d’une popularité certaine en Israël.

L’administration Trump a déjà rompu avec le consensus international en vigueur depuis décennies en reconnaissant fin 2017 Jérusalem comme capitale d’Israël,  au grand dam des dirigeants palestiniens qui considèrent la partie orientale de la ville comme la future capitale de l’État auquel ils aspirent.

Jeudi matin, M. Pompeo s’est aussi rendu à la nouvelle ambassade des États-Unis à Jérusalem, transférée depuis Tel-Aviv sur ordre du président américain.