Les Nations Unies demandent au Canada de prolonger sa mission au Mali

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La mission canadienne des Nations Unies au Mali, l’Opération PRESENCE. (Archives/Aviation royale canadienne)
L’organisation des Nations Unies a formellement demandé au gouvernement fédéral canadien de prolonger sa mission Opération PRESENCE – Mali, pour éviter une interruption des services en évacuation médicale pour ses casques bleus.

Dans une lettre envoyée fin février, l’ONU demande aimablement au gouvernement du Canada d’envisager une brève prolongation de sa contribution, et de poursuivre ainsi sa mission jusqu’au 15 septembre, au lieu du 31 juillet.

Si on pensait que la chose était réglée après l’annonce fin janvier que la Roumanie devait prendre la suite du Canada, en fait cela ne sera pas le cas avant le 15 octobre.

Depuis juillet 2018 le Canada fournit huit hélicoptères à la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ainsi que 250 militaires.

Les trois hélicoptères CH-147 Chinook effectuent des évacuations médicales en zone avancée. Ils peuvent également conduire d’autres missions pour soutenir la MINUSMA, y compris transporter des troupes, du matériel, des marchandises et de la nourriture, et aider au déploiement rapide des forces de l’ONU au Mali.

Les cinq hélicoptères CH-146 Griffon sont des escortes armées pour les Chinook.

Après plusieurs mois de campagne silencieuse tant dans les couloirs d’Ottawa que dans les couloirs de New York, les Nations Unies ont donc décidé de passer à la vitesse supérieure alors qu’il y a urgence.

Il faut dire que si le Canada ne prolonge pas sa mission (et/ou que la Roumanie n’avance pas la sienne), les Nations Unies n’auront pas le choix que de louer des hélicoptères civils au prix d’un millions de dollars par mois, mais qui ne peuvent de toute façon pas fournir le même niveau de sécurité et de services.

Jusqu’à présent, le Canada a toujours refusé de prolonger sa mission. Le ministre de la Défense nationale Harjit Sajjan avait fermé la porte en novembre dernier, suivi par le premier ministre Justin Trudeau en décembre.

L’ONU souhaitait une réponse pour vendredi, mais le gouvernement fédéral aurait demandé un sursis de deux semaines pour prendre une décision.

Il n’a pas été possible d’avoir des commentaires d’Affaires mondiales Canada.

Il n’y a également toujours pas d’indication de quand commencera la mission canadienne en Ouganda, autre grande promesse libérale envers l’ONU, et qui verra l’envoi d’un avion de transport tactique au Centre d’appui régional des Nations Unies à Entebbe.

La pression est donc grande sur le Premier ministre, la ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense nationale pour en faire plus pour les Nations Unies.

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